Les opérateurs s’engagent à limiter l’exposition des mineurs aux contenus pornographiques

Les opérateurs s’engagent à limiter l’exposition des mineurs aux contenus pornographiques

Une charte a été signée par les opérateurs télécoms et plusieurs géants du numérique. Objectif : limiter l’exposition des mineurs aux contenus pornographiques.

Les paroles prononcées en novembre dernier par Emmanuel Macron ont visiblement été entendues. Pour rappel, le président de la République évoquait la possibilité d’imposer aux opérateurs la mise en place d’un contrôle parental par défaut, afin de limiter la consultation de contenus pornographiques par les mineurs.

Les opérateurs télécoms et la société de production de contenus pour adulte Marc Dorcel, ainsi que plusieurs géants du numérique dont le moteur de recherche Google, l’application SnpaChat et le fabricant de smartphones Samsung, se sont engagés ce vendredi à travers une charte. Élaborée sous la houlette du secrétaire d’État chargé du numérique Cédric O et du secrétaire d’État chargé de la Protection de l’enfance Adrien Taquet, celle-ci vise à la mise en place d’outils plus efficaces pour protéger les mineurs des contenus pornographiques.

Parmi les engagements pris par les signatures, il y a celui de participer, à son niveau et selon son domaine de compétences, à la conception d’outils proposés gratuitement ou directement intégrés. Il y a également la promotion des outils de contrôle parental et la vérification du fonctionnement de ces outils. Les moteurs de recherche promettent par exemple d’interdire les liens sponsorisés à destination des mineurs concernant du contenu porno, tandis que les réseaux sociaux se sont engagés à ne pas autoriser les contenus pornographiques dans leurs conditions d’utilisation et à mieux avertir les utilisateurs d’un risque d’exposition.

Même si les sites proposant les contenus n’ont pas d’autres obligations que celle d’avertir l’utilisateur du risque d’exposition, Gregory Dorcel, directeur général de Marc Dorcel, estime qu’“on ne peut pas faire supporter la charge de la vérification aux fournisseurs d’accès à internet”. Et d’ajouter : “À partir du moment où vous décidez de diffuser du matériel pornographique, c’est à vous de prendre les mesures nécessaires pour protéger les mineurs, et à personne d’autre”. C’est la raison pour laquelle il participe à son niveau, en exigeant notamment l’usage de la carte bleue, même pour les contenus gratuits. Grégory Dorcel dénonce certaines grandes plates-formes qui “diffusent des contenus pornographiques sans aucune protection des mineurs”.

Source : Le Figaro