Abonnés mobile, vous n’êtes pas près de profiter de la puissance de la bande 26 GHz, l’Arcep prend son temps

Abonnés mobile, vous n’êtes pas près de profiter de la puissance de la bande 26 GHz, l’Arcep prend son temps

Les ondes millimétriques en 5G sont encore rares dans le monde et la France ne prévoit plus aucune échéance pour leur attribution.

Plus de date butoir, aucune modalité d’enchères fixée… L’attribution de la bande 26 GHz n’est pas vraiment à l’ordre du jour. Si ces fréquences très hautes devant permettre un débit très élevé pour une couverture très réduite devaient être attribuées au plus tard en 2022, rien ne presse selon la présidente de l’Arcep Laure de la Raudière. Le nouveau gouvernement actuel ne dispose plus de secrétaire d’État au Numérique et en attendant un possible changement après les élections législatives, le dossier est laissé en stand-by.

Le régulateur des télécoms attendrait ainsi l’été prochain pour remettre le sujet sur la table, en prolongeant certaines autorisations d’expérimentations des fréquences millimétriques qui ne semblent pas avoir intéressé beaucoup d’acteurs. C’est une tendance assez globale : ces ondes ne sont que très peu exploitées commercialement, dans certains pays comme les États-Unis, le Japon et Singapour.

De plus, après les débats qu’a occasionné le lancement de la 5G en France en fin d’année 2020, il convient d’être prudent. En effet, si le rapport de l’Anses a pu rassurer ceux s’inquiétant des effets des ondes 5G actuellement utilisées en France sur la santé, ce dernier avait indiqué manquer de données concernant la bande 26 GHz. De plus, l’utilisation de ces ondes demande de mettre en service plus de petites antennes. En effet, puisque les ondes millimétriques ne se propagent que très peu, il faudra multiplier les petites antennes (small cells), dans les centre-villes en les dissimulant pour les positionner au plus proche des utilisateurs.

De quoi forcer la prudence notamment dans un contexte où l’exposition aux ondes de la population reste sources d’interrogations, voire d’inquiétudes. Si l’ANFR avait déjà mené quelques études expérimentales assez rassurantes, il faudra cependant les confirmer avec des études de terrains pour balayer les craintes. De plus, la plupart des opérateurs expliquent à 01net que ces ondes millimétriques ne concerneraient qu’un nombre limité de sites en France. Il reste donc encore à définir les modalités d’attribution de la bande 26Ghz et l’Arcep veut jouer la carte de la concertation, tout en assurant avoir pris les “enjeux environnementaux” en compte.