Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom : les fréquences les plus anciennes vont bénéficier d’un coup de polish

Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom : les fréquences les plus anciennes vont bénéficier d’un coup de polish

Face à l’évolution des antennes et des régulations obsolètes, l’Europe prévoit de remettre aux goûts du jour les conditions techniques pour les bandes 900MHz et 1800 MHz.

Si on a beaucoup parlé des nouvelles fréquences lors du lancement de la 5G, les plus anciennes méritent également une certaine attention. Le GSM a été lancé au début des années 1990 en France et en Europe, dans la bande 900MHz puis a été décliné dans la bande 1800 MHz. Ces fréquences, les plus anciennes utilisées dans le réseau mobile, ont donc bien vécu et sont encore utilisées par les opérateurs, chacun possédant de nombreux sites compatibles pour leurs réseaux 3G ou 4G.

Mais face aux évolutions matérielles, ces dernières vont devoir suivre pour rester efficaces. L’ANFR explique qu’elles sont “encadrées par des textes européens désormais anciens” et vont donc bénéficier cette année de nouvelles conditions techniques, mieux adaptées au nouveau matériel utilisé dans les réseaux mobiles. L’agence rappelle qu’elles ont déjà su évoluer, notamment en passant à la technologie LTE permettant le haut débit mobile, mais également à d’autres protocoles comme l’UMTS ou d’autres touchant à l’internet des objets. Face à l’arrivée de nouvelles antennes à faisceaux orientables déployées pour la 5G et dans une volonté de neutralité technologique à l’échelle Européenne , les conditions de cohabitations de fréquences seront donc ajustées.

Chaque pays européen a sa propre stratégie concernant ces bandes de fréquences : si la 3G en 900MHz est en phase d’extinction chez nos voisins Allemands, son déploiement continue avec un total de 50 320 sites activés au premier février 2022, mutualisations comprises . Ce nouveau cadre technique devra ainsi être adapté à chaque État membre de l’Union européenne, en tenant compte des différentes dynamiques nationales., tout en préservant le statut spécifique du GSM. En France par exemple, dans le cadre du New deal mobile, il est prévu une réorganisation associée du plan de fréquences 900 MHz pour Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom à l’horizon 2024.

Ce nouveau cadre harmonisera un plan de fréquences pour chaque bande en recommandant des blocs d’au moins 5 MHz par opérateur et déclinera des conditions neutres technologiquement, sans référence aux normes incluant l’utilisation d’antennes actives” explique l’ANFR. Il permettra également “à un opérateur d’introduire la 5G ou toute autre technologie compatible sans accord préalable du régulateur“.