Free Mobile : un maire estime les antennes nécessaires, mais des riverains refusent de se voir imposer la 5G

Free Mobile : un maire estime les antennes nécessaires, mais des riverains refusent de se voir imposer la 5G

Un maire accompagne l’arrivée de la 5G de Free Mobile sur sa commune. Mais ça n’est pas du goût de certains riverains, qui envisagent ainsi un recours devant la justice. Ils ont d’ailleurs repéré une faille dans la mise en œuvre du projet.

“Cette antenne était prévue depuis des années“, explique Jean-Pierre Mazars, maire de Quins, commune de l’Aveyron, en région Occitanie. Ayant donné son feu vert en juin dernier, l’élu fait aujourd’hui face à la protestation de certains riverains opposés à l’implantation d’un pylône de 36 mètres au hameau Le Cabrol, le long de la RN88. “Des antennes, il en faut, on a un besoin”, souligne-t-il. Le maire ajoute qu’“il y a une autre antenne Orange, juste à côté”, mais qu’“il n’a pas été possible de les grouper”.

“On se sent en danger… Nous ne sommes pas contre les avancées technologiques, mais il y a déjà une antenne de téléphonie à près d’un kilomètre”, peut-on entendre du côté des opposants, lesquels estiment qu’un autre endroit peut être envisagé et qu’ils peuvent se passer de la 5G. Les riverains opposés au projet dénoncent par ailleurs une “absence totale” d’informations et une “antenne imposée”. “Nous n’avons pas été avertis. Il n’y a aucun devoir juridique de le faire, mais au moins un devoir moral”, regrette Alexia Lapeyre, femme d’un agriculteur à proximité du futur équipement. Ils auraient découvert la future implantation, avec les éléments du pylône à terre.

Contacté par Alexia Lapeyre sur “l’absence de communication“, l’opérateur aurait répondu que ça n’était “pas son rôle” et “n’avoir enfreint aucune loi de la République”. Les riverains estiment au contraire que l’absence de panneau d’information près du chantier constitue un écart. Ils ont pris des photos et fait constater cette absence par un huissier. En plus de la pétition ayant recueilli une centaine de signatures, un recours juridique est ainsi envisagé.

Source : La Dépêche