Chronologie des médias : TF1 refuse de diffuser les nouveaux films en même temps que Netflix

Chronologie des médias : TF1 refuse de diffuser les nouveaux films en même temps que Netflix

Alors que Canal+ vient d’obtenir un accord historique avec le cinéma français, TF1 veut s’assurer de ne pas se retrouver au même rang que les plateformes de SVOD.

La chronologie des médias, déterminant les fenêtres de diffusion des longs-métrages  pour les divers acteurs de l’audiovisuel, est en plein changement et TF1 veut s’assurer de ne pas être lésé. Selon au dernier accord signé entre Canal+ et le cinéma français, la chaîne cryptée sera autorisée à diffuser les films 6 mois après leur sortie en salle contre 8 mois auparavant et Netflix, Disney+ et consorts pourraient proposer ces mêmes contenus au bout de 15 mois sur leurs plateformes.

Il reste cependant une catégorie de diffuseurs oubliées dans cet accord : les chaînes de télévision en clair, tant publiques que privées. Auparavant, les services de SVOD devaient attendre trente six mois avant de diffuser un film, contre vingt-deux pour la première fenêtre des chaînes en clair. Si le délai pour les TF1, M6 et autres devrait être revu à la baisse, Gilles Pélisson, PDG de la Une, affirme être vigilant sur la préservation de cette fenêtre d’exclusivité des films : “nous ne voulons pas qu’ils soient diffusés  en même temps sur les plateformes“, assène-t-il dans les pages des Echos. Dans le cas contraire, la Une est prête à remettre en cause ses engagements.

Une menace voilée que Gilles Pélisson veut cependant tempérer : “je rappelle que, quoi qu’il arrive, les chaînes en clair financeront le cinéma français à un niveau bien supérieur à celui des plateformes“. Cependant, TF1 se questionne sur l’intérêt de consacrer “autant d’argent au cinéma” face à l’absence d’une volonté politique de préserver les fenêtres d’exclusivités du cinéma. “Je ne crois pas que nous en arriverons  là et ne le souhaite pas” ajoute-t-il. La Une doit actuellement consacrer 3.5% de ses revenus au cinéma français et européen, suite à un premier accord signé cet été avec la filière.