Après deux ans d’existence, Disney+ commence à s’essoufler

Après deux ans d’existence, Disney+ commence à s’essoufler

La plateforme aux grandes oreilles enregistrer ses premiers signes de fatigue avec des recrutements plus bas que prévus.

Deux ans après son lancement, la croissance de Disney+ a commencé à ralentir. Durant le troisième trimestre 2021, deux millions de nouveaux abonnés payants ont rejoint les rangs de la plateforme de SVOD, portant le nombre d’utilisateurs payants à 118 millions dans le monde.

Si les chiffres peuvent paraître impressionnants, ils sont pourtant en deçà des attentes des investisseurs qui s’attendaient à atteindre 125 millions. La déception s’est d’ailleurs exprimée dans les pertes en bourse, puisque le titre du groupe a perdu 4% après clôture de Bourse une fois ces résultats annoncés.

Bob Chapek, dirigeant du groupe californien, veut cependant rassurer les investisseurs : “nous restons déterminés à atteindre nos buts sur le long terme. Nous pensons que nous sommes sur la bonne trajectoire pour parvenir aux objectifs annoncés l’année dernière, à savoir entre 230 et 260 millions d’abonnés payants à Disney+ dans le monde d’ici à la fin de l’année fiscale 2024.

Après une montée très impressionnante en à peine deux ans, Disney+ s’est créé une place de choix aux côtés des mastodontes comme Netflix, qui compte 214 millions d’abonnés. Cette croissance a bien sûr bénéficié de la pandémie, les divers confinements ayant poussé les utilisateurs à tester le service. Le catalogue et les moyens investis par Disney n’y sont bien sûr pas pour rien non plus. « Nous ne sommes qu’à la deuxième année et l’appétit pour de nouveaux contenus sur le service est extraordinaire. Mais quand il y a une pandémie en même temps et que vous devez interrompre la production, ce n’est pas une bonne combinaison »explique Bob Chapek.

A l’échelle mondiale, le revenu mensuel moyen par abonné a reculé de 9% en un an, une baisse attribuée aux abonnements moins chers lancés sur certains marchés émergents mais également à une hausse de coûts au niveau de la production, du marketing mais aussi de la technologie.

Source : Les Echos