Free Mobile : renvoyés dans les cordes, les opposants à une antenne dénoncent une tentative de dissuasion

Free Mobile : renvoyés dans les cordes, les opposants à une antenne dénoncent une tentative de dissuasion

Un collectif de riverains et une association opposés à une antenne Free perdent leur bataille devant la justice et devront verser 1 000 euros chacun à l’opérateur. À leurs yeux, le jugement vise à “dissuader les citoyens de déposer des recours contre l’installation d’antennes”.

Après plusieurs actions dont la proposition d’une alternative et le dépôt d’un recours gracieux pour empêcher l’implantation d’une antenne 4G de Free sur la commune du Bois-d’Oingt, un collectif de riverains et une association avaient fini par se tourner en septembre 2020 vers la justice administrative.

Toutes ces tentatives auront toutefois été vaines. Le tribunal administratif de Lyon vient en effet de condamner le collectif bois du sud et l’association Bien vivre au Bois d’Oingt et au pays des pierres dorées à verser 1 000 euros chacun à l’opérateur.

“Nous nous sommes battus, et regrettons de ne pas avoir été entendus. Aujourd’hui nous avons récolté une double peine : la pollution visuelle sur notre point de vue sur les communes du Bois d’Oingt et de Légny, appuyée pour chacune des associations d’une condamnation à verser 1 000 euros à Free”, déplorent le collectif et l’association. Et d’y voir une tentative de museler l’opposition aux antennes : “Ce jugement est sans nul doute destiné à dissuader les citoyens de déposer des recours contre l’installation d’antennes de radiotéléphonie”.

Le collectif et l’association dénonçaient la pollution visuelle, avec un équipement qui dénaturerait le paysage et le panorama surplombant le Bois d’Oingt et la commune voisine Légny. “Nous avons démontré au tribunal qu’il était possible de modifier l’installation existante à 70 mètres du nouveau projet de Free. La municipalité du Bois d’Oingt, que l’on estime fautive d’avoir laissé passer le délai pour s’opposer au permis de construire, a accordé tacitement son autorisation, créant de ce fait un contentieux entre les riverains et la société Free”, explique Jean-Claude Henry, secrétaire du collectif.

Source : Le Progrès