Antennes-relais : une commune estime avoir négocié au mieux avec Free et ses rivaux, en respectant trois principes

Antennes-relais : une commune estime avoir négocié au mieux avec Free et ses rivaux, en respectant trois principes

À défaut de pouvoir empêcher les projets d’antennes, une commune a préféré les négociations en respectant trois principes. À clé, un pylône sur lequel s’installeront Free et ses rivaux.

“Nous ne souhaitons pas la mise en place de toutes ces antennes. Mais en l’état actuel de la loi, à partir du moment où un opérateur trouve un accord de loyer avec un particulier et qu’il respecte la règle d’urbanisme, il est impossible de l’empêcher d’installer une antenne. Au mieux, on peut leur faire perdre du temps, et c’est ce qui nous a permis de négocier”, explique Vincent Pipaud, adjoint au maire délégué à l’environnement.

Mutualisation des équipements, préservation du “potentiel paysager et touristique de la commune” et éloignement maximal des habitations, tels ont ainsi été les principes de la commune de Saint-Hilaire-de-Riez dans ses négociations avec les opérateurs de téléphonie mobile. De quoi répondre aux craintes des riverains concernant la “destruction du paysage”, tout en solutionnant la mauvaise couverture mobile dans certains quartiers ou la saturation en bord de mer durant les périodes estivales qui génèrent toutes les deux de la frustration chez les usagers.

Comme annoncé lors du dernier conseil municipal du lundi 27 septembre, les discussions ont abouti à un pylône de 36 mètres devant accueillir Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR et dont la gestion sera confiée à Phoenix Infrastructures France. Il sera implanté sur un terrain communal à La Fradinière, le long de la route du Perrier. À la clé pour la commune : un bail de 12 ans renouvelable deux fois et un loyer annuel de 6 500 euros.

“Tous les projets d’antenne ne sont pas rentrés dans le processus, mais les opérateurs sont d’accord pour limiter à deux implantations seulement le besoin des quatre opérateurs sur deux sites complémentaires, le premier étant celui de la Fradinière. Plutôt que de mettre deux pylônes de 26 et 30 mètres, on a choisi d’en mettre un seul, avec 6 mètres de plus. Elle sera à 92 mètres de la maison la plus proche”, argumente Vincent Pipaud.

Pour autant, des voix s’élèvent encore et s’interrogent déjà concernant d’éventuels recours pour les riverains. Ce à quoi a répondu l’adjoint au maire : “Pas encore. Le projet leur a été présenté il y a un mois. D’éventuels recours pourraient venir après le déclenchement de la procédure par les opérateurs”.

Source : Ouest France