Free Transfert : quelles performances en fibre et en ADSL pour le nouveau service d’envoi de fichiers ?

Free Transfert : quelles performances en fibre et en ADSL pour le nouveau service d’envoi de fichiers ?

Au-delà de sa gratuité et de sa grande simplicité d’utilisation, quelles performances offre concrètement Free Transfert, le nouveau service d’envoi de fichiers dont profitent depuis peu les abonnés de l’opérateur ? Nous vous proposons un aperçu, en fibre comme en ADSL.

En début de semaine dernière, Free a annoncé la disponibilité d’un nouveau service d’envoi de fichiers simplement baptisé Transfert et accessible gratuitement aux abonnés (connexion avec une adresse IP Free ou Free Pro). Hébergé en France et accessible à cette adresse, celui-ci ne nécessite aucun compte, se révèle très simple d’utilisation et permet des envois jusqu’à 50 Go. Le partage se fait par e-mail, avec la possibilité d’un message personnalisé et jusqu’à 50 destinataires, ou bien au travers d’un lien à partager par e-mail/messagerie, avec une durée de validité à définir (7, 15 ou 30 jours). Une sécurisation par mot de passe est également au programme. Univers Freebox vous propose aujourd’hui un aperçu des performances de ce nouveau service, avec un comparatif entre un fonctionnement sur une ligne ADSL et sur une ligne fibre optique. Vous vous en doutez déjà, l’expérience n’est pas la même.

Environnements des tests

Dans le cas de la ligne ADSL, les tests ont été effectués avec un ordinateur connecté en Wi-Fi à une Freebox Pop. Les deux équipements n’étaient pas dans la même pièce, mais il y avait un répéteur Wi-Fi dans la pièce où se trouvait l’ordinateur. Dans le cas de la ligne fibre, ils ont été effectués avec un ordinateur connecté en Wi-Fi à une Freebox mini 4K. L’ordinateur était à quelques mètres de la box, sans aucun obstacle. Le fichier envoyé et reçu était une archive pesant 393 Mo. Étant donné la taille du fichier, le partage a été effectué au moyen d’un lien.

Performances dans la configuration ADSL

En ADSL, l’expérience n’est évidemment pas la plus optimale. Et pourtant, nous n’avions pas les pires débits, avec une moyenne de 17,82 Mbit/s en réception/téléchargement et 0,74 Mbit/s en émission/’envoi, d’après l’outil nPerf.

Cela s’en est forcément ressenti au moment de l’envoi du fichier, qui ne s’est pas fait en un claquement de doigts. Nous avons ainsi eu le temps de sortir le chrono. Il nous a fallu 29 minutes pour arriver à 50 % et 57 minutes pour atteindre les 100 %. Heureusement pour nous, le fichier ne pesait pas 1 Go et nous étions le seul appareil à occuper la connexion.

Ci-dessous, un suivi de l’envoi :

  • 13h54 : 0 %
  • 13h55 : 2 %
  • 13h56 : 4 %
  • 13h58 : 7 %
  • 14h00 : 10 %
  • 14h02 : 14 %
  • 14h10 : 28 %
  • 14h19 : 43 %
  • 14h23 : 50 %
  • 14h30 : 63 %
  • 14h34 : 70 %
  • 14h40 : 81 %
  • 14h45 : 90 %
  • 14h50 : 98 %
  • 14h51 : 100 %

En réception, cela a été beaucoup plus rapide, avec un débit oscillant 1,1 et 2,4 Mo/s durant le téléchargement du fichier. Quelques minutes ont suffi pour le récupérer.

Performances dans la configuration fibre

En fibre optique, l’expérience est évidemment totalement différente. Si n’avions pas la configuration optimale (la meilleure Freebox, le meilleur ordinateur et la connexion en filaire), nous avions tout de même une moyenne de 41,55 Mbit/s en réception et de 34,74 Mbit/s en émission.

L’envoi du fichier de 393 Mo a ainsi été effectué en 1 minute et 12 secondes. Sa réception n’a pas spécialement traîné, grâce à un débit oscillant entre 4,4 et 5,3 Mo/s pendant le téléchargement.


Notre avis

Dans le cas d’une bonne connexion fibre, avec en plus toutes les conditions réunies (ordinateur performant et connecté en filaire), Free Transfert sera vraiment pratique à utiliser en émission comme en réception, même avec un fichier assez volumineux (plusieurs Go).

Si vous avez une ligne ADSL, à moins d’avoir des débits corrects et à moins que les fichiers n’excèdent pas quelques centaines de Mo, mieux vaudra en revanche éviter d’être l’expéditeur ou alors avoir une sacrée patience. Se cantonner au rôle du destinataire apparaîtra plus sage pour éviter les temps d’envoi interminables.