Les opérateurs se battent avec des forfaits bodybuildés mais la consommation de data chez les Français ralentit

Les opérateurs se battent avec des forfaits bodybuildés mais la consommation de data chez les Français ralentit

Opter pour un forfait 100 Go à bas prix pour n’en consommer que 10% par mois, cela semble être la tendance du moment.

La guerre de la data opposant actuellement les telcos a-t-elle vraiment un sens ? Pas une semaine ne s’écoule sans que Red by SFR, Bouygues Telecom, Sosh et à moindre mesure Free Mobile proposent de nouvelles offres spéciales enrichies en data, parfois dépassant les 100 Go de données pour seulement 15€/mois.

De la data à gogo et de quoi voir très large mais des offres à première vue inadaptées à la consommation moyenne des foyers français. Selon le nouvel observatoire des communications électroniques en France de l’Arcep, les abonnés 4G, comptant pour près de 96% du trafic total de données sur réseaux mobiles, ont consommé en moyenne 10,4 Go par mois lors du 1er trimestre, soit +3% en un an contre dix fois plus un an auparavant.

Aujourd’hui, aucun des quatre grands opérateurs ne propose un forfait incluant 10 à 20 Go de data afin de convenir à cette moyenne. Hormis les offres avec une enveloppe de 5 Go proposées par B&You et Red by SFR, les abonnements mobiles oscillent aujourd’hui sur le marché entre 60 et 150Go. Les Français sont néanmoins, semble-t-il, moins datavores que cela. Les abonnés Free Mobile consommaient quant à eux fin 2020 près de 17 Go de data mensuellement.

De manière globale, “la consommation de données sur tous les réseaux mobiles continue de croître (+12% en un an ce trimestre)”, poursuit le régulateur mais “à un rythme qui ralentit chaque trimestre, et particulièrement depuis le troisième trimestre 2020, soit une chute de  35 points de croissance en un an, pour un niveau de données qui s’établit à 1,8 exaoctet, stable par rapport au trimestre dernier”.

Depuis l’étranger, et sous l’effet des déplacements limités, le trafic de données baisse de 23% durant l’exercice en un an et ce pour le quatrième trimestre consécutif, alors qu’il était en croissance constante et élevée depuis 2017. Enfin, les SMS, dont l’usage diminue au profit des applications mobiles, voient à nouveau leur recul s’accentuer, soit -24% ce trimestre.