Très haut débit : pour la FFT, la France n’est pas en retard contrairement à ce que constate l’Europe dans une étude

Très haut débit : pour la FFT, la France n’est pas en retard contrairement à ce que constate l’Europe dans une étude

Il n’y a pas de retard en France par rapport aux autres états membres de l’Union européenne en ce qui concerne le déploiement du haut et très haut débit explique aux Echos, le président de la Fédération Française des Télécoms.

La Commission européenne publie chaque année un rapport sur l’état d’avancement de l’Europe numérique qui prend en compte toutes une série de critères parmi lesquels l’acquisition des compétences numériques par la population par exemple mais aussi les taux de couverture 4G, haut débit et très haut débit fixe.

Dans sa dernière version 2018 sur les 28 états membres la France se classe en 18eme position. En ce qui concerne la couverture 4G et le très haut debit fixe, elle est en 23eme position "notamment en raison d’un faible taux de couverture de la bande mobile 4G et du haut débit rapide et ultra-rapide".

Le président de l’ARCEP, Sébastien Soriano a commenté ses résultats les estimant "peu glorieux pour la France en matière d’accès aux réseaux mobiles et internet" et relevant tout de même un "point positif : cela frémit sur la 4G".

Interrogé par les Echos, Didier Casas, le président de la Fédération Française des Télécoms, s’est expliqué sur les raisons du retard de la France par rapport aux autres états membres dans conclusions de cette étude européenne  : "Il n’y a pas de retard français en la matière. […]A la différence d’autres Etats européens, la France a fait le choix de la fibre, qui est une technologie plus récente mais qui permettra d’aller beaucoup plus loin et plus longtemps avec le très haut débit. Nous avons donc commencé plus tard avec cette technologie, mais il s’agit d’une technologie qui est meilleure. Lorsque nous aurons fini les déploiements dans quelques années, nous serons aux avant-postes européens, à la fois en termes de déploiement et, surtout, en termes de pérennité technologique."

 

source : Les Echos