Orange : l’Etat soutiendra le renouvellement de Stéphane Richard, mais en cas de condamnation…

Orange : l’Etat soutiendra le renouvellement de Stéphane Richard, mais en cas de condamnation…

En campagne depuis plusieurs mois pour sa propre succession à la tête d’Orange, Stéphane Richard a reçu le soutien de Bruno Le Maire dans l’optique de rempiler pour un troisième mandat. Renvoyé en correctionnelle dans l’affaire Tapie, le PDG de l’opérateur historique devra toutefois remettre son mandat en cas de condamnation.

Les règles du jeu sont on ne peut plus claires. Le Ministre de l’Economie les a abordées sur BFM Business ce week-end : "Pour toutes les entreprises publiques qui sont sous ma responsabilité de ministre de l’Economie, les règles du jeu doivent être claires : s’il y a condamnation du dirigeant, il y a départ immédiat du dirigeant", a t-il martelé. Alors que l’Etat détient 23% du capital d’Orange, Stéphane Richard devra donc remettre son mandat s’il venait à être condamné dans l’affaire de l’arbitrage du Crédit Lyonnais. Pour rappel, Stéphane Richard a été renvoyé en correctionnelle en décembre dernier « pour complicité de détournement de fonds public » et « pour complicité d’escroquerie » dans l’affaire Tapie. Les calendriers entre sa campagne et son procès ne devraient toutefois pas se chevaucher. En cas de renvoi direct en correctionnelle, « la procédure nécessiterait au moins six mois. En moyenne, cela prend plutôt dix à douze mois », avait informé une source à BFM TV en septembre dernier. 

S’il brigue un troisième mandat, Stéphane Richard devra d’abord renouveler son mandat d’administrateur en février prochain avant de savoir s’il rempile ou non lors de l’Assemblée des actionnaires d’Orange, normalement prévue le 4 mai prochain. Pour Bruno Le Maire, le PDG de l’opérateur historique « a fait du bon travail à la tête d’Orange », en pacifiant « une entreprise qui souvenez-vous était dans une situation de conflit social, de souffrance des salariés considérable », sans parler de l’investissement sur la fibre. Autrement dit, l’Etat soutiendra la candidature de Stéphane Richard même si c’est « la gouvernance qui doit décider », précise Bruno Le Maire. 

S’agissant de sa campagne, Stéphane Richard peut mettre en avant un bilan positif, entre la gestion de la nouvelle concurrence soit l’arrivée de Free, l’expansion du groupe en Afrique ou encore le lancement prometteur d’Orange Bank qui pourrait renforcer la légitimité de l’actuel patron du groupe dans ses fonctions, sans parler de sa popularité auprès des salariés.

Source : AFP