Licence 3G: Interview de Xavier Niel

Le fondateur d’Iliad (Vice-président du conseil d’administration, Directeur général délégué à la stratégie), maison mère de Free, interviewé par le Figaro, revient sur le rejet de la candidature de l’opérateur à la 4e licence de téléphonie mobile 3G en France. Il appelle à "faire entrer la concurrence dans le mobile".

Extraits :

Après la réponse négative de l’Arcep, la balle est désormais dans le camp du gouvernement. Gardez-vous espoir d’aboutir ?
Tout repose sur le gouvernement et les parlementaires : s’il y a une vraie volonté politique de faire entrer la concurrence dans le mobile en France alors tout est possible. A noter que la réponse de l’Arcep n’était pas négative  : nous avons été «disqualifié» simplement par ce que nous ne voulions pas payer 619 millions d’euros en une fois dès le premier jour.

Si le gouvernement accepte, il faut changer la loi. Ce sera long et compliqué.
Non cela peut aller très vite, si le gouvernement et les parlementaires ont la volonté politique d’autoriser la concurrence sur le marché mobile français.

 

Le gouvernement ne s’expose-t-il pas à des recours juridiques sans fin ?
Non, si c’est dans la loi  ! D’ailleurs, dans le précédent de la République Tchèque, la Commission Européenne a considéré que la modification des conditions financières d’attribution de la troisième licence mobile ne posait aucun problème.

Free est sur tous les fronts  : fibre optique, mobile… Avez-vous les moyens de tout financer ?
Le mobile présente une continuité très forte avec nos activités existantes : nous avons plus de 2,6 millions d’abonnés ADSL très fidèles, une croissance très dynamique, une marque très forte. Iliad est un opérateur non endetté et nous sommes l’opérateur européen ayant la marge d’excédent brut d’exploitation la plus élevée. Grâce à son assise financière et opérationnelle, le Groupe dispose d’une importante flexibilité stratégique et financière !

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