Kodi, disponible sur Freebox Mini 4K, qui permet l’utilisation de streaming illégal, affirme qu’il ne fera pas la police

Kodi, disponible sur Freebox Mini 4K, qui permet l’utilisation de streaming illégal, affirme qu’il ne fera pas la police

Il y a quelques mois, UniversFreebox présentait Kodi un mediacenter disponible sur Freebox Mini 4K. Aujourd’hui le groupe annonce qu’il ne fera pas la police pour son propre logiciel, même après que la Cour de justice de l’UE ait jugé le mois dernier que le streaming pirate est illégal.

« Nous sommes des développeurs et non pas la police, et nous n’avons aucun intérêt à agir en tant que police pour notre propre logiciel » a déclaré Nathan Betzen, gestionnaire de communauté et chef du projet Kodi.

Le lecteur multimédia Kodi en soit n’est pas illégal mais beaucoup d’usagers utilisent des plug-ins tiers et add-ons pour regarder des contenus piratés sur leurs télévisions.

"Pour nous, Kodi est et sera toujours un outil, comme un marteau, et la façon dont vous choisissez d’utiliser cet outil dépend de vous", a déclaré M. Betzen.

Le streaming n’a pas été sujet à des restrictions concernant les droits d’auteur jusqu’à récemment.

Quand un utilisateur regarde quelque chose en streaming, le fichier est stocké temporairement sur son ordinateur et cette copie temporaire est exemptée des lois sur les droits d’auteur.

En avril dernier, la Cour de justice de l’UE a statué que la reproduction provisoire d’un ouvrage protégé par des droits d’auteur n’est pas exonéré de « droit de reproduction ». Le « droit de reproduction » stipule qu’aucune personne autre que le titulaire du droit d’auteur ne peut effectuer de reproductions ou copies du travail.

La décision signifie que toute personne qui diffuse un film ou une émission télévisée illégalement enfreint la loi, exactement comme si elle l’avait téléchargé.

Le tribunal a expliqué que le fait de diffuser ce contenu « affecte négativement l’exploitation normale de ces œuvres et cause un préjudice déraisonnable aux intérêts légitimes des détenteurs de droits d’auteur ». En d’autres termes, les détenteurs de droits d’auteur perdent de l’argent parce que des personnes diffusent du contenu gratuitement en ligne plutôt que de payer leurs abonnements.

La décision est significative parce que cela veut dire que le fait que le streaming génère uniquement des fichiers temporaires n’est plus une défense légitime contre les accusations de violation du droit d’auteur.

Source : mirror.co.uk