M6 poursuit le changement et doit encore négocier ses accords de distribution avec Free et les autres opérateurs : “à partir du moment où l’on offre un service, il doit être payé”

M6 poursuit le changement et doit encore négocier ses accords de distribution avec Free et les autres opérateurs : “à partir du moment où l’on offre un service, il doit être payé”

M6 a une audience en progression et développe de nouvelles fictions et veut maintenant poursuivre sa croissance externe, comme l’indique les Echos. Et 2017 sera l’année des 30 ans de la chaîne, qui table sur 10 % de part d’audience.

En 2016, les recettes publicitaires ont ainsi augmenté, comme la part de marché. M6 espère pouvoir poursuivre les bonnes performances en 2017. "On se réjouit de voir qu’un certain nombre de gros annonceurs retournent en télévision et le disent publiquement, après avoir été très déçus dans le digital" confie Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6.

La création d’un studio de production à destination des Millennials

De leur côté, les activités digitales génèrent environ 80 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. C’est pour cette raison que M6 veut continuer de se développer dans le digital surtout en direction des jeunes, en créant par exemple Golden Network, issu de Golden Moustache.

Il s’agit donc de la création d’un studio de production à destination des Millennials, correspondant à la génération Y. Ceci permettra de créer de nouvelles chaînes YouTube, dans l’information et pour les femmes. M6 veut aussi développer du brand content, soit du contenu pour et avec les marques. 

La chaîne aimerait ainsi faire émerger de nouveaux formats télé à partir de talents du web. Un travail qui se fera pour les chaînes, les réseaux sociaux, les opérateurs télécoms et SVoD, en leur proposant des séries. Ceci représentera un investissement de 5 à 6 millions par an et permettra de passer d’une quinzaine de personnes à environ quarante.

"À partir du moment où l’on offre un service, il doit être payé"

La chaîne doit également continuer à négocier les accords de distribution avec Free et les autres opérateurs, qui se terminent fin 2017. Nicolas de Tavernost confie vouloir "avoir un accord équilibré : à partir du moment où l’on offre un service, il doit être payé". Celui-ci comprendra alors le signal en clair de M6, en offrant éventuellement de nouveaux services comme le start-over, replay …

Concernant les chaînes payantes, les négociations sont en cours et devraient aboutir d’ici à deux mois. S’il y a accord, Paris Première restera payante, sinon "nous lancerons une demande au Conseil supérieur de l’audiovisuel, invoquant l’urgence économique".

Dans la fiction, une douzaine de séries de prime sont en développement et quatre sont déjà tournées. M6 veut continuer à explorer de nouvelles thématiques comme l’entreprise et l’aventure. Mais le coût de la grille ne devrait pas changer et restera stable par rapport à 2016. 

Enfin, l’acquisition de RTL était présente depuis longtemps dans les têtes et s’est accélérée avec le déménagement. Il s’agit de la plus grosse opération de croissance externe du groupe. "Le groupe sera peu endetté à l’issue de l’opération, donc on va continuer de regarder les opportunités possibles dans le digital ou dans la production, si la réglementation venait à changer".