Pour Olivier Roussat, PDG de Bouygues Télécom, l’opérateur reste “structuré pour résister”

Pour Olivier Roussat, PDG de Bouygues Télécom, l’opérateur reste “structuré pour résister”

Interrogé par Challenges (version papier) un mois après l’échec du mariage avec Orange, Olivier Roussat indique que l’opérateur reste "structuré pour résister".

Le PDG de Bouygues Télécom est revenu sur ce fameux 1er avril. Olivier Roussat y croyait à ce mariage, mais "l’un de acteurs s’est mis à rajouter des conditions suspensives inacceptables". Pour l’heure, il s’agit de tourner la page et de passer à autre chose. Et la première priorité à été de remotiver les 7500 salariés de l’entreprise suite à des semaines de tractations, rumeurs et incertitudes.

Le 12 avril dernier, les 550 managers ont été rassemblés au siège de Bouygues pour une séance de "team building" avec le grand patron en personne Martin Bouygues. Olivier Roussat explique que "beaucoup de nos collaborateurs ont créé Bouygues Télécom, pour eux, il ne s’agissait pas d’une vente, ils se sentaient dépossédés". Olivier Roussat l’assure, malgré ces trois tentatives de vente en deux ans, les équipes sont restées unies derrière lui.

Pour l’avenir, les analystes restent cependant perplexes sur les capacités de Bouygues à investir dans le très haut débit fixe, domaine où il est à la traine. Un analyste chez Oddo doute de la capacité pour l’opérateur de percer dans la fibre : "dans les zones moins denses, leur part de marché se situe autour de 10% et ce poids relatif est destiné à rester très bas". 

Bouygues télécom soufflera ses 20 ans ce mois-ci et sa mission est complexe : il doit convaincre qu’il peut se positionner autrement qu’un acteur low cost sur les investissements en attentant peut-être une nouvelle opportunité de consolidation.