The Phone House constate une baisse de 20% des ventes de forfaits chez les opérateurs historiques

The Phone House constate une baisse de 20% des ventes de forfaits chez les opérateurs historiques
 
Guillaume VAN GAVER, le PDG de The Phone House, était l’invité mercredi d’Hedwige CHEVRILLON dans le 12-215 de BFM Business. Il a apporté sa vision de revendeur de forfaits et son discours est un peu différent de celui des opérateurs historiques. 
 
Ainsi, contrairement à ce que l’on a déjà pu entendre, les ventes de forfaits chez les opérateurs historiques ne sont pas revenues au niveau habituel (avant l’arrivée de Free Mobile). Guillaume VAN GAVER constate ainsi une baisse de 20% des ventes de forfait par rapport à l’année dernière. 
 
Le PDG de The Phone House a expliqué que cette baisse des ventes « est assez homogène entre les opérateurs. Ce qu’on voit, c’est qu’il y a, maintenant, la coexistence de deux modèles, le modèle ancien avec les trois opérateurs historiques, avec la subvention du mobile, l’engagement sur 24 mois et un nouveau modèle a fait son apparition depuis janvier de manière forte avec l’arrivée de FREE qui est le modèle donc du contrat sans engagement, sans subvention, qui est plutôt souscrit, d’ailleurs, sur Internet ». Et d’ajouter « L’impact de FREE était d’autant plus surprenant que même FREE a été surpris par son propre succès. Donc, bien évidemment, je pense que tous les acteurs avaient plutôt anticipé un niveau d’agressivité commerciale fort mais pas une telle agressivité. Et donc, tout le monde a été pris de court, FREE le premier, avec ce prix de 19,90 euros et de 2 euros, ne l’oublions pas, qui sont des prix que nous ne retrouvons absolument pas en Europe. Et donc, nous avons, en France, un cas particulier qui est donc ces offres à très-très bas coût avec ces offres de FREE qui ont été, bien sûr, après, copiées par d’autres acteurs sur Internet. »
 
Concernant les plans sociaux annoncés par Bouygues Télécom et SFR, Guillaume VAN GAVER s’est montré prudent quant à la responsabilité de l’arrivée de Free, argument brandi par les opérateurs concernés. « Clairement, à mon sens, on ne peut pas tout reprocher à Free…» a-t-il indiqué
 
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