Orange en « concurrence absolue, sans compromis » avec Free Mobile
A l’occasion de l’inauguration du réseau très haut débit à Marseille, La Tribune s’est entretenue avec Stéphane Richard qui est notamment revenu sur ses relations avec Free Mobile, la critique du nouveau ministre sur l’Arcep ou encore son idée de rapatrier les centres d’appel en France.
Avec le nouvel entrant, « se sont des relations de concurrence absolue, sans compromis sur le terrain, pour conquérir et surtout garder nos clients » a-t-il indiqué. En ce qui concerne le contrat d’itinérance, le patron de l’opérateur historique a noté qu’il s’agissait d’un « partenariat globalement satisfaisant ». « Je dirais que nos relations sont normales si le terme n’était galvaudé, ni affectives ni passionnelles. Nous sommes un partenaire loyal, nous délivrons. Il n’y a pas de renégociation à proprement parler mais des détails à apporter, en fonction du déploiement de Free. Quant à la terminaison d’appel SMS (tarif de gros d’interconnexion NDLR), nous avons trouvé un compromis avec Free, des conditions raisonnables, honnêtes, correctes, ce qui va plutôt aider les autres opérateurs pour trouver un accord et éviter un règlement de différend devant l’Arcep, le régulateur » a-t-il expliqué.
Concernant la critique du ministre du redressement productif qui accuse l’Arcep « de ne s’intéresser qu’à la concurrence sans limite », Stéphane Richard estime qu’il « faut savoir faire la part des choses entre le discours politique et la réalité européenne. Le rôle du régulateur est défini par une directive européenne. On l’a vu avec l’épisode du commissaire du gouvernement que voulait nommer le précédent ministre de l’Industrie, Bruxelles avait fait entendre sa voix ».
Sur l’idée du même ministre de relocaliser les centres d’appels, le patron d’Orange France Télécom recommande de faire, dans un premier temps, un état des lieux comparatif et a rappelé qu’Orange compte 25 000 salariés en France sur les plateaux des hotlines. « Nous avons peu externalisé en dehors de France, où nous n’avons eu recours à des sous-traitants que pour un problème d’horaires. Il est difficile de trouver des salariés en France prêts à travailler le soir, la nuit ou le week-end. Reparlons-en avec les partenaires sociaux, cela permettra peut-être de rapatrier une partie de ces travaux en France » a-t-il indiqué.
Source : La Tribune
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