Fibre optique : Arrêter de taxer les FAI tout en imposant davantage d’obligations

Fibre optique : Arrêter de taxer les FAI tout en imposant davantage d’obligations


Voila une idée qui risque de faire du bruit. Le Sénateur Hervé Maurey, connu pour son engagement pour le déploiement du très haut débit en France propose de réduire les taxes imposées aux fournisseurs d’accès à internet comme Free tout en les obligeant au déploiement de la fibre optique.

 
Et il y a urgence, le chantier du très haut débit dans l’hexagone a pris un retard considérable.
A Hong Kong, le sénateur centriste a fait par de son point de vue à Challenges lors du 13ème symposium Réseau data et télécoms organisé par Acome, leader français de la fibre optique. Il en profite pour interpeller l’Etat et les opérateurs pour que la France ne soit pas irrémédiablement distancée dans le numérique du futur.

Déploiement du très haut débit mobile, génie civil pour la fibre optique, mutation du marché des télécommunications français, impact de Free, partenariats public privés et schémas directeurs, voici un certain nombre d’arguments qui pourraient être mis en avant pour excuser le retard français…
« Si nous ne faisons rien, oui. Nous sommes au mieux en retard, sinon hors jeu. J’ai déposé une proposition de loi qui a été adoptée par le Sénat à une large majorité en février dernier. Le calendrier politique ne lui a pas permis d’être discuté à l’Assemblée nationale. Nous verrons si le nouveau gouvernement décide de l’inscrire à l’ordre du jour » a-t-il commenté.

 

Pour le sénateur, ça coince au niveau des opérateurs français. Ces puissants imposent plus ou moins la cadence, Free revoit ses baux avec les syndics, France Télécom rechigne a amener la fibre plus loin dans les sous répartiteurs et l’Arcep a bien du mal a faire accélérer le mouvement.
« Il faut une négociation globale qui incite les opérateurs à déployer la fibre en France sur une base contractuelle. Avec des sanctions si les obligations ne sont pas tenues. Il faut aussi que le fonds d’aménagement numérique du territoire soit alimenté de façon stable et pérenne pour que les collectivités locales puissent prendre des décisions en toute connaissance de cause » préconise t-il. Mais les opérateurs sont hostiles aux préconisations du sénateur et se coïncidèrent comme des vaches à lait.

 
Dont acte, le sénateur préfère alors « qu’on arrête des les taxer, qu’ils soient moins ponctionnés mais qu’ils aient davantage d’obligations, qu’on leur fixe un cadre légal ».