[MàJ] BFM TV perturbé par des militants UMP « énervés »

[MàJ] BFM TV perturbé par des militants UMP « énervés »


La journaliste Ruth Elkrief et son collègue Thierry Arnaud, qui couvrent pour BFM TV la campagne de Nicolas Sarkozy, ont été pris à partie par des militants UMP à la fin du meeting de Toulon du président sortant, obligeant la chaîne à interrompre le direct pendant quelques minutes.

 

La journaliste n’a pas souhaité « en faire une affaire » même si deux bouteilles remplies d’eau ont été projetées sur eux et qu’une trentaine de militants « énervés » les ont insultés.
"On nous a traités de vendus, de collabos, il y a eu des crachats, quelqu’un disait On est de droite et fiers de l’être", a-t-elle expliqué à l’AFP. "Je n’ai aucun doute sur le fait que ce comportement n’est pas le reflet de la campagne mais je regrette quand même que les dénonciations à répétition de la presse aux meetings (de l’UMP) puisse produire ces effets", a-t-elle ajouté, précisant que M. Arnaud était régulièrement "molesté, un peu à chaque meeting".
Juste après 19H00, alors que la journaliste commençait son direct depuis Toulon, des huées ont fusé autour du plateau. "Il y a une atmosphère assez désagréable tout autour de nous", a confié Ruth Elkrief à la caméra, épaules rentrées et visiblement tendue, sur fond de gradins se vidant peu à peu. "Des militants nous agressent, nous prennent à partie, ils sont assez méchants", a-t-elle expliqué aux téléspectateurs, affichant un sourire contraint. Son confrère Thierry Arnaud reprend alors la parole mais le bras de Ruth Elfrief, qui s’agite au-dessus de sa tête, lui barre le visage. Paris reprend rapidement l’antenne.

 

 
Selon la journaliste, l’incident a duré seulement quelques minutes, avant l’intervention du service de sécurité de l’UMP.

 

Mise à jour : La Direction de BFM TV "en appelle au Conseil supérieur de l’Audiovisuel, garant du pluralisme de l’information dans l’audiovisuel, pour qu’il rappelle l’exigence intangible et non négociable du respect de la liberté de la presse pour la bonne tenue du débat démocratique", affirme le communiqué.