Quel est l’impact de Free Mobile sur l’emploi de ses concurrents ?

Quel est l’impact de Free Mobile sur l’emploi de ses concurrents ?

Free Mobile est critiqué sur son réseau, sa hotline et serait aussi responsable à lui seul d’une baisse des investissements dans le déploiement des infrastructures et de l’emploi dans le secteur des télécommunications.

 
Il a bon dos le quatrième opérateur ! L’offre agressive de Free va impliquer la perte d’environ 10 000 emplois selon les estimations de Jean Ludovic Silicani, SFR a annoncé la possible mise en place d’un plan de réorganisation et des mesures d’urgence, tous ralentissent la cadence des recrutements… A ceci près que Free Mobile embauche et vient d’ouvrir une nouvelle plateforme.
 
Mais concrètement, quel est l’impact de Free Mobile sur l’emploi de ses concurrents ? Nos confrères de PCINpact ont pu obtenir des témoignages des employés des trois sociétés afin d’éclairer cette question.

 
Orange, qui profite d’un apport de Free dans le cadre de son accord d’itinérance est le moins à plaindre même si l’opérateur historique se dirige vers un gel des recrutements. Selon les sources de PCINpact, « l’opérateur ne s’engage pas au-delà de 2012 ». Pour le moment, Orange ne renouvèle pas les CDD même si certains ont la chance d’être transformés en CDI. Cela dit, compte tenu du départ important d’abonnés, le gel des recrutements est à envisager.
Dans son communiqué de presse du jour relatif à une information judiciaire ouverte contre X au Tribunal de Grande Instance de Paris Orange réaffirme son engagement de recrutement de 10 000 nouveaux collaborateurs pris sur la période 2010-2012 (un recrutement aujourd’hui réalisé aux 2/3).

 
En ce qui concerne la marque au carré rouge, on n’annonce pas encore officiellement des licenciements même si les dirigeants ne cachent pas que les temps qui viennent vont « être durs ». Actuellement, SFR serre tout de même la vis en réduisant le nombre de prestataires, «surtout ceux en Assistance Technique» et en ne renouvelant pas les postes de CDD.
D’autant que si la situation perdure, il n’est pas impossible que SFR se range derrière un plan de sauvegarde pour l’emploi.

 
Quant à Bouygues Télécom, il a fortement réduit la cadence en interne, et ce depuis l’an dernier. Les recrutements en CDI seraient quasi-gelés. Les partenaires sont les premiers touchés. Le troisième opérateur mobile du pays «a très sérieusement ralenti sa cadence pour les opérations de "Swap 2G/3G" ou "Swap 3G" dans toute la France » a expliqué une source spécialisée dans le secteur des télécommunications.