Etude sur les futurs usages et services audiovisuels des réseaux à très haut débit.


Le CSA publie une étude sur les futurs usages et services, en particulier audiovisuels, des réseaux à très haut débit fixe (THD) et sur l’impact du déploiement de ces réseaux en termes de développement des usages existants.

 
Cette étude propose une analyse prospective, en s’appuyant sur un état des lieux du marché français, une comparaison avec des pays étrangers représentatifs en matière de THD (Japon, Etats-Unis, Suède, Australie et Royaume-Uni) et une analyse des avantages du THD par rapport au haut débit. Elle a été réalisée par la société Analysys Mason entre février et juillet 2011.

 
Ainsi, il apparait que les atouts du haut débit sont actuellement autant d’éléments pouvant limiter à court terme l’adoption du THD. « La bonne qualité du réseau en cuivre français, l’excellent rapport qualité/prix des offres à haut débit a permis l’émergence en France d’un marché haut débit parmi les plus développés et les plus compétitifs au monde. Ces atouts peuvent constituer autant d’éléments freinant à court terme le développement du THD. En particulier, les consommateurs ne perçoivent pas encore clairement les avantages du THD par rapport au haut débit » note l’étude.

 
Du coup, l’essort de très haut débit devrait être marqué par des nouveaux services et usages comme a vidéoconférence résidentielle, la télémédecine et l’optimisation des soins, le télétravail et la téléformation, des nouveaux services de l’éducation fondés sur l’utilisation d’outils numériques interactifs, l’informatique sociale, basée sur le principe de partage des ressources informatiques etc.

 
L’émergence des box ou TV connectée :
Le développement des modèles de services en accès direct et l’arrivée massive des téléviseurs connectables dans les foyers devraient se faire au bénéfice du consommateur mais pourraient réduire les perspectives de revenu additionnel que les opérateurs tireraient du THD. C’est le risque envisagé par les Fournisseurs d’Accès à Internet qui redoutent d’être réduits à de simples transporteurs de contenus, contournés (ou « désintermédiés ») par les services en « accès direct ». D’autre part, l’essor des services directs pourrait freiner le financement de la création qui repose sur les chaînes de télévision et sur les distributeurs.

 
Enfin, l’étude montre que le THD s’est imposé dans certains pays étrangers grâce a des politiques interventionnistes. En somme, les Etats ont favorisé le très haut débit par des incitations, investissements gouvernementaux ou co-investissement avec les collectivités territoriales ou encore un cadre réglementaire favorisant le déploiement du très haut débit au détriment de la concurrence.