Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom doivent à nouveau bloquer plusieurs sites pirates, dont l’un des plus populaires

Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom doivent à nouveau bloquer plusieurs sites pirates, dont l’un des plus populaires

Neuf sites seront bientôt bloqués par les opérateurs en France, dont le très populaire Zone-Téléchargement, qui avait déjà écopé d’un blocage auparavant. 

La justice française passe à l’offensive contre le streaming illégal. Par une décision rendue le 26 mars 2026, le tribunal judiciaire de Paris a ordonné aux principaux fournisseurs d’accès à internet, Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom, de bloquer l’accès à neuf sites pirates, dont le célèbre Zone-Téléchargement.

Derrière cette procédure, une large coalition d’acteurs du cinéma et de l’audiovisuel s’est constituée. Plusieurs organisations professionnelles ont lancé l’action, rapidement rejointes par des poids lourds comme The Walt Disney Company et Gaumont, ainsi que le Centre national du cinéma et de l’image animée. Pour étayer leur dossier, les plaignants se sont appuyés sur les analyses de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, qui a documenté le fonctionnement et le contenu des plateformes visées. Les conclusions sont sans appel : une très large majorité des œuvres proposées sont diffusées illégalement.

Au total, neuf sites sont concernés par la décision : Zone-Téléchargement, MoiFlix, AfterDark, FrFlix, HydraFlix, Nakios, NoctaFlix, VidLink et WatchTV. Certains affichent des niveaux de contrefaçon particulièrement élevés. MoiFlix atteint par exemple près de 100 % de contenus illicites, tandis que d’autres dépassent largement les 50 %. Zone-Téléchargement, figure historique du piratage en France, proposait à lui seul des dizaines de milliers de films et séries, attirant des centaines de milliers de visiteurs chaque mois. Les juges ont également souligné l’opacité volontaire de ces plateformes, qui dissimulent leurs responsables et leurs infrastructures, notamment via des services d’anonymisation.

Un blocage imposé pendant 18 mois

Sur le plan juridique, la décision s’appuie sur l’article L336-2 du Code de la propriété intellectuelle, qui permet d’ordonner des mesures pour faire cesser les atteintes aux droits d’auteur. Concrètement, les opérateurs disposent de quinze jours après notification pour bloquer l’accès aux noms de domaine concernés, ainsi qu’à leurs éventuelles déclinaisons. La mesure s’appliquera sur l’ensemble du territoire français, y compris outre-mer, pour une durée de 18 mois. Le tribunal laisse aux FAI le choix des moyens techniques à mettre en œuvre, tout en leur imposant d’en assumer le coût.

A noter cependant que certains de ces sites, dont Zone-Téléchargement, ont déjà fait l’objet d’une mesure de blocage similaire en 2024, qui a donc pris fin en mars dernier. Il s’agit ainsi d’un renouvellement pour assurer que le site ne soit pas de nouveau accessible.  Cette décision s’inscrit dans une stratégie de plus en plus offensive contre les sites pirates, avec un recours accru au blocage administratif ou judiciaire. Si ces mesures sont régulièrement contournées par l’apparition de nouveaux noms de domaine, elles compliquent néanmoins l’accès aux plateformes illégales pour le grand public.

Source : Clubic

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox