Une première étude sur la qualité des connexions 5G d’Orange, Free, Bouygues et SFR : des résultats en demi-teinte

Une première étude sur la qualité des connexions 5G d’Orange, Free, Bouygues et SFR : des résultats en demi-teinte

La qualité de la 5G, lancée en fin d’année dernière, n’avait pas encore été mesurée dans l’hexagone. Mozark, spécialiste du numérique, présente une première étude pour donner un ordre d’idée sur les performances de la nouvelle génération mobile.

En attendant le premier baromètre nPerf. La première étude de qualité des connexions mobiles françaises a été dévoilée par Mozar, spécialiste de l’exercice, habitué à contribuer aux enquêtes qualité de l’Arcep. Les mesures ont été réalisées en “situation réelle” pour un consommateur, dans les 9 premières agglomérations métropolitaines a avoir été couvertes par Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom.

Orange en tête sur tous les fronts

Pour cette première, Orange se paye le luxe de creuser l’écart avec ses rivaux. L’opérateur historique affiche un débit descendant moyen pour une connexion en 5G de 146 Mbps, contre 80 et 78 Mbps pour Bouygues et SFR. Free quant à lui est un peu à la traîne, avec 28 Mbps en moyenne.

Les performances en upload sont assez décevantes pour l’instant. En effet, Orange , proposant habituellement 25 Mbps en 4G, voit son débit montant moyen baisser à 13 Mbps sur la nouvelle génération de téléphonie mobile. L’opérateur de Xavier Niel, pour sa part est en queue de peloton, avec un débit moyen de 12 Mbps.

Un exemple des pointes de débit observées dans chaque ville, par opérateur – Source : Le Figaro

Des mesures à contextualiser

Plusieurs raisons derrière ces différences de performances d’après Mozark. Tout d’abord, le choix des fréquences utilisées aurait un impact sur les débits moyens relevés dans les différentes agglomérations. En effet, Free a fait le pari d’utiliser la bande-fréquence 700MHz pour proposer une couverture de près de 50% de la population, moins d’un an après le lancement de la 5G en France. Cependant, d’après les derniers chiffres de l’ANFR, l’opérateur de Xavier Niel reste deuxième en terme de sites 3.5GHz déployés. 

La réalisation de ces tests “en condition réelle” aurait également un impact sur les performances enregistrées. En effet, les tests sont réalisés comme suit : si le smartphone détecte un réseau 5G disponible, il s’y connecte, mais par défaut, il se connecte en 4G. De quoi faire baisser le débit moyen donc, et Orange possédant le réseau “accrochant” le mieux la 5G, c’est donc chez lui qu’on retrouve les meilleurs débits mesurés.

Concernant l’upload, le PDG de Mozark considère que les performances très faibles des réseaux 5G proviennent d’une stratégie d’Orange, Free, Bouygues et SFR : “les opérateurs ont favorisé les vitesses de téléchargement pour le grand public. C’est l’indicateur sur lequel se base la communication commerciale. Ces niveaux de performances sont loin de satisfaire à un besoin industriel.

Puisqu’il faut le rappeler, la 5G actuelle n’est encore qu’au prémices de ce que la technologie proposera. En effet, le réseau sur lequel les premiers abonnés se connectent depuis décembre conserve un coeur 4G et ne propose donc pas encore la latence ultra-réduite et les débits très élevés promis par la nouvelle génération de téléphonie mobile. Il faudra pour cela attendre 2023. A noter que l’application nPerf, qui fait généralement autorité sur les mesures de débit et dont les baromètres sont souvent repris par les opérateurs, proposera sa première étude du réseau 5G français l’été prochain. 

Source : Le Figaro