Les arnaques sur le web sont de plus en plus sophistiquées et ont explosé durant le confinement

Les arnaques sur le web sont de plus en plus sophistiquées et ont explosé durant le confinement

L’hameçonnage a la vie dure, affirme Cybermalveillance.gouv.fr, le temps des arnaques bourrées de fautes est révolu.

La prudence reste de mise sur internet. L’un des responsables de Cybermalveillance.gouv.fr, Jean-Jacques Latour, a présenté à la presse le bilan 2020 de la plateforme en charge de l’aide aux particuliers et petits entreprises en matière de cybersécurité.

La période du hameçonnage truffé de fautes d’orthographe semble révolue” déclare-t-il. Les internautes malveillants peuvent désormais se procurer, sur des forums criminels, des ’kits prêts à l’emploi et très professionnalisés dans leur interface et leur mode de déploiement“.

Le confinement a multiplié les tentatives de phishing

En 2020 , le hameçonnage est la première cause de sollicitation de la plateforme, représentant 17% des demandes dans l’année. Et le confinement a joué sur ces tentatives de hameçonnage, avec “un effet démultiplicateur” et une hausse de “400%” des demandes d’assistance durant les premières semaines du confinement.

Certaines thématiques étaient plus ciblées que d’autres : les pirates envoyaient ainsi de faux messages portant sur diverses mesures prises durant la crise sanitaire, mais aussi sur des délais de livraison pour des colis.

On a vu aussi le développement des attaques par SMS“, les cybercriminels ayant constaté que “les gens sont beaucoup plus en confiance” avec ce mode de communication, a-t-il indiqué. Orange, Free, Bouygues et SFR ont d’ailleurs récemment bloqué deux campagnes de smishing (hameçonnage par SMS) de ce genre, se faisant passer pour le gouvernement.

Selon la plateforme lancée en 2017, la deuxième catégorie d’attaques concernant les particuliers est le piratage de comptes de réseaux sociaux ou de boîte email (12% des demandes d’assistance). Viennent ensuite l’arnaque au faux support technique (11% des demandes) et le chantage à la webcam (8%). 105.000 personnes ou entreprises ont suivi un parcours d’assistance sur la plateforme en 2020, soit une hausse de 25% sur 2019.

Source : AFP