Free Mobile : un maire veut éviter les “emmerdes” et se dit “prêt à faire marche arrière” concernant une antenne

Free Mobile : un maire veut éviter les “emmerdes” et se dit “prêt à faire marche arrière” concernant une antenne

Cela partait d’une bonne intention, mais ça tourne finalement au vinaigre. Un maire se dit prêt à abandonner un projet d’antenne-relais pour garder la bonne ambiance dans son village.

Il avait donné son accord à Free pour l’implantation d’un nouveau pylône de téléphonie mobile à Petitmagny, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour le lieu devant accueillir l’équipement de 36 mètres de haut, le choix se portait plus précisément sur un terrain appartenant au syndicat des eaux du pays sous-vosgien. Finalement, le maire Alain Bourdeaux commence à regretter et se dit aujourd’hui “prêt à faire marche arrière”.

Mes administrés, mes antennes, mes “emmerdes”

L’élu explique sa démarche initiale : “Free est venu me trouver pour me dire que la zone était mal desservie. J’ai pris cette décision pour le bien des abonnés qui vivent ici. Mais je n’ai rien à gagner à part des emmerdes”. Or, il n’est pas question pour lui de semer la zizanie dans le village. “Je ne veux pas de polémique, c’est un petit village où tout le monde s’entend bien”, indique Alain Bourdeaux. Ces regrets s’expliquent par la colère provoquée chez les riverains, avec la création d’un collectif d’habitants de Petitmagny et Grosmagny, un village situé à quelques kilomètres de là. Côté griefs, on retrouve les classiques exposition aux ondes, défiguration du paysage et dépréciation de l’immobilier à proximité.

Concernant l’exposition aux ondes, un habitant pointe d’ailleurs l’ombre de la 5G. “On n’est pas dupes. La 4G se transformera très vite en 5G”, explique-t-il. Le ton est d’ailleurs donné concernant cette possibilité : “On est contre la 5G”“C’est hyper douloureux”, déplore une autre habitante, exploitante agricole bio. Le pylône de haut doit se retrouver à une vingtaine de mètres d’un terrain où elle fait pousser fraises et myrtilles depuis 2014. Dénonçant “un déni de démocratie”, le collectif a d’ores et déjà mis en circulation une pétition. Il envisage même de se tourner vers le tribunal administratif, dans le cas où le projet serait maintenu en l’état.

Source : L’Est Républicain (version papier)