Face à une antenne Free Mobile et en manque de recours, des riverains font appel à l’ANFR

Face à une antenne Free Mobile et en manque de recours, des riverains font appel à l’ANFR

Lorsque l’opposition échoue, des riverains font appel à l’ANFR pour effectuer des mesures avant et après l’installation d’une antenne Free Mobile.

S’ils ne peuvent plus annuler l’installation du pylône, ces riverains redoublent de précautions. Dans la ville d’Iliat dans l’Ain, un collectif d’habitant a décidé de prendre les choses en main pour répondre eux-même à leurs inquiétudes concernant les potentiels risques pour la santé entraînés par une antenne-relais Free Mobile. 

« Notre volonté est de couper court, une bonne fois pour toutes, à la spéculation sur l’impact ou non de l’antenne sur les ondes. Nous serons en possession de données techniques et scientifiques, avant et après installation, avec des relevés réalisés par une entreprise habilitée » explique le collectif Illiati. Les opposants à l’antenne affirment avoir demandé à la mairie un rapport sur l’impact sanitaire, sans succès. Ils ont également contacté directement l’opérateur pour demander ” à plusieurs reprises, le 29 octobre puis le 16 novembre 2020, la simulation des champs magnétiques et la direction des faisceaux sur les lieux.” sans obtenir de réponse.

Déterminés, les habitants se sont alors tournés vers l’Agence nationale des fréquences radio (ANFR), qui a mandaté un employé de la société Exem pour réaliser des relevés de mesures chez certains habitants. Il explique réaliser ces mesures “ dans les habitations de M. Pezzota, et Mme et M. Ferrer afin de déterminer quelle est la pièce la plus exposée. Je dois définir les mesures par tranche de fréquences déjà existantes : 3G, 4G, WiFi, ondes radio… Le constat est transmis à l’ANFR, qui monte le dossier . Ensuite, nous allons revenir sur le site pour réaliser les mesures après l’installation des équipements, et établir des comparaisons “. Avant l’installation de l’antenne, les relevés indiquent 0.2 volts par mètre, pour une limite de 6 V/m fixée par la législation française.

Le collectif souhaite expliquer sa démarche, assurant ne pas être “des fanatiques anti-progrès ni des râleurs systématiques“. Ces craintes sur la santé sont par ailleurs exacerbées par la probabilité d’un équipement pour la 5G “dont la nocivité fait l’objet de controverses” affirment-ils. Ces opposants rappellent : ” Il y avait une possibilité de la placer ailleurs, ou au moins de répondre à nos interrogations. Notre qualité de vie est de plus en plus sacrifiée ; nous ne baissons pas les bras face à cette dérive . De plus en plus de situations similaires sont identifiées partout en France, cela peut arriver à tous“.

Source : La voix de l’Ain (version papier)