À quelques jours de la finale de la Coupe de France, l’avenir de la compétition à la télévision reste incertain. France Télévisions n’a toujours pas renouvelé son contrat et souhaite réduire de moitié le montant des droits payés à la FFF.
À quelques jours de la finale de la Coupe de France entre Lens et Nice, prévue le 22 mai, l’avenir télévisuel de la compétition demeure incertain. France Télévisions, diffuseur historique en clair, n’a toujours pas renouvelé son contrat avec la Fédération française de football.
Et surtout, le groupe public souhaite revoir drastiquement sa participation financière à la baisse. Actuellement, France Télévisions verse environ 8 millions d’euros par an pour diffuser une affiche à chaque tour ainsi que la finale, en codiffusion avec beIN Sports.
Mais dans un contexte budgétaire particulièrement tendu, le groupe audiovisuel public cherche désormais à réduire sa contribution de moitié. Sa nouvelle proposition tournerait autour de 4 millions d’euros annuels. Une offre jugée insuffisante par la FFF, qui espérait conserver un niveau de valorisation plus proche du contrat actuel. Selon plusieurs informations, la Fédération aurait formulé une contre-proposition intermédiaire, supérieure aux 4 millions proposés mais inférieure aux 8 millions actuels. Pour l’instant, aucun accord n’a été trouvé.
Invité de l’Association des journalistes médias cette semaine, Stéphane Sitbon-Gomez, directeur des antennes et des programmes de France Télévisions, a reconnu les difficultés actuelles du groupe public. « Je ne connais pas mon budget de l’année prochaine, je ne peux rien garantir », a-t-il expliqué.
Le dirigeant a également rappelé l’ampleur des économies déjà réalisées ces dernières années. Entre 2015 et aujourd’hui, France Télévisions évoque une baisse de budget cumulée de 225 millions d’euros. Cette pression financière pousse désormais le groupe à arbitrer plus sévèrement ses investissements sportifs. Cette année déjà, France Télévisions avait revendu une partie des droits du Tournoi des Six Nations à TF1 afin de réduire ses coûts.
En parallèle, beIN Sports semble beaucoup plus offensif sur le dossier. La chaîne sportive détient actuellement la diffusion payante de l’intégralité de la compétition à partir des 32es de finale, avec quelques rencontres partagées avec France Télévisions. Selon les informations de l’Équipe, beIN Sports aurait proposé dans un premier temps 8 millions d’euros par an jusqu’en 2030, avant de monter jusqu’à 9 millions après de nouvelles discussions avec Philippe Diallo, président de la FFF.
Pourtant, malgré l’annonce d’un accord de principe dès décembre dernier, le contrat n’a toujours pas été signé officiellement. Une nouvelle réunion est prévue lundi entre Philippe Diallo et Youssef Al-Obaidly, président de beIN Sports France. Du côté de la chaîne franco-qatarienne, la hausse de l’investissement financier s’accompagnerait désormais d’une demande de meilleures affiches en exclusivité.
Autrement dit, beIN Sports souhaiterait récupérer davantage de rencontres premium sans partage avec une diffusion en clair. Cette situation illustre les tensions croissantes autour des droits sportifs en France, y compris pour des compétitions historiques diffusées gratuitement depuis des décennies. Si aucun accord n’est trouvé rapidement, la place de la Coupe de France sur les antennes de France Télévisions pourrait être fortement réduite dans les prochaines saisons, voire remise en question à plus long terme.
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