À l’approche de l’extinction totale de la 2G, des voix s’élèvent pour dénoncer ses effets sur les particuliers, les entreprises et les collectivités. Une transition jugée trop rapide et insuffisamment accompagnée.
La fin de la 2G en France entre dans une phase concrète, mais elle ne fait pas l’unanimité. Un collectif d’associations tire la sonnette d’alarme et dénonce les conséquences de cette extinction, appelant dans un tribune publiée dans Le Monde à une intervention de l’État et à la mise en place de compensations financières.
Alors que les opérateurs poursuivent leur calendrier d’arrêt des réseaux 2G, plusieurs organisations comme Emmaüs Connect, Halte à l’Obsolescence Programmée, France Nature Environnement ou encore La Quadrature du Net dénoncent une décision jugée brutale.
Dans leur, elles évoquent « les effets désastreux » d’une extinction qu’elles considèrent comme « une décision unilatérale des opérateurs privés ». Le collectif demande ainsi une régulation plus forte de l’État, non seulement pour la 2G mais aussi en anticipation de la fin de la 3G.
Selon ces associations, jusqu’à 12 millions d’équipements pourraient être impactés. Cela inclut notamment environ 2,4 millions de téléphones encore limités à la 2G, même si Arcep évoquait plutôt 2,6 millions de terminaux 2G et 3G confondus. À cela s’ajoutent plusieurs millions d’objets connectés (MtoM), utilisés dans des secteurs variés comme les ascenseurs, les systèmes d’alarme ou encore les réseaux d’eau.
Si le collectif alerte sur un coût pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros pour les particuliers, la réalité est plus nuancée : des téléphones 4G basiques sont disponibles à moins de 100 euros, et certains opérateurs proposent déjà des aides financières, voire des remplacements gratuits dans certains cas. En revanche, pour des équipements spécifiques comme les dispositifs médicaux ou certaines infrastructures, la facture peut grimper rapidement en raison des coûts d’intervention et de remplacement.
Le collectif estime que l’arrêt des réseaux 2G et 3G pourrait représenter un surcoût total de 1,36 milliard d’euros. Il appelle à la création d’un fonds d’indemnisation destiné aux entreprises, aux collectivités et aux associations les plus touchées.
Certains exemples illustrent ces enjeux : plusieurs centaines de millions d’euros seraient nécessaires pour adapter des réseaux d’eau et d’assainissement, tandis que des villes doivent engager des dépenses importantes pour moderniser leurs équipements publics.
La question des véhicules est également soulevée, certains modèles anciens n’étant pas compatibles avec les technologies plus récentes pour les appels d’urgence. Toutefois, cette problématique relève aussi des choix industriels, l’arrêt des réseaux historiques étant anticipé depuis de nombreuses années.
Autre point de friction : l’empreinte carbone. Le remplacement des équipements pourrait générer jusqu’à 200 000 tonnes de CO2 selon le collectif, notamment pour les téléphones. De son côté, le régulateur estime que l’impact environnemental serait rapidement compensé. Les analyses de l’Arcep indiquent que l’arrêt de la 2G et de la 3G permettrait de réduire significativement la consommation énergétique globale des réseaux, avec un bilan positif dès les premiers mois.
En filigrane, deux visions s’opposent : celle d’une modernisation nécessaire des infrastructures télécoms, et celle d’une transition jugée trop rapide pour certains usages encore dépendants de ces technologies anciennes.
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