Les opérateurs alarment : sans la 5G, les réseaux pourraient commencer à saturer dès l’année prochaine

Les opérateurs alarment : sans la 5G, les réseaux pourraient commencer à saturer dès l’année prochaine

Si l’opinion publique évolue positivement autour de la nouvelle génération de téléphonie mobile, Nicolas Guérin, président de la Fédération Française des Télécoms (FFT) tient à rappeler l’urgence de la déployer rapidement.

L’urgence de la 5G est réelle ; au moins pour certains endroits en France . Alors que l’on approche de l’attribution des fréquences, des maires et une partie de l’opinion publique continuent de s’opposer ou se méfier de son déploiement. Pour la FFT, regroupant plusieurs opérateurs dont Orange, Bouygues et SFR, et dont Free ne fait pas partie, retarder le lancement serait trop risqué.

Alors que Stéphane Richard, patron d’Orange, expliquait que de gros problèmes de saturation des réseaux pouvaient subvenir d’ici “deux à trois ans“, Nicolas Guérin a quant à lui alerté aujourd’hui, dans une interview accordées aux Echos, que les problèmes pourraient commencer dès 2021. “Sans la 5G, les réseaux pourraient saturer dès l’an prochain dans certains grands quartiers d’affaires ou aux abords de certaines gares” explique-t-il.

Car la nouvelle génération de téléphonie mobile fait débat actuellement. Certains maires s’opposent à l’arrivée de la 5G dans leur ville, l’opinion publique n’est pas encore entièrement favorable au déploiement du nouveau réseau…Cependant, la situation s’améliore d’après lui et “dans l’ensemble, la majorité des gens ont maintenant compris que les fréquences 5G étant proches de la 4G elles ne présentent pas de risque et que l’on peut se servir de la 5G aussi pour faire des économies d’énergie. Il y a toujours des « anti-ondes » c’est vrai, mais il s’agit d’une minorité qui était déjà là pour la 3G ou la 4G.“. Pour ce qui est des maires, les opérateurs veulent privilégier le dialogue, comme les invitait à le faire l’Arcep il y a quelques semaines. Des discussions en ce sens sont déjà en cours affirme-t-il.