La vente de SFR franchit une nouvelle étape. Alors que les négociations s’intensifieraient autour d’une nouvelle offre en préparation estimée à près de 20 milliards d’euros selon des informations de presse, Bouygues Telecom, Free et Orange viennent de publier un communiqué commun pour confirmer l’existence de discussions avec Altice, tout en rappelant qu’aucun accord n’est encore acté.
Le dossier SFR s’accélère à nouveau. Selon les informations révélées par BFM Business, Bouygues Telecom, Orange et Free (groupe Iliad) songent à revoir à la hausse leur offre de rachat, Patrick Patrick Drahi a accepté de leur ouvrir les comptes de son opérateur. Une décision qui a permis le lancement de due diligences approfondies, signe que les négociations sont entrées dans une phase plus concrète.
À l’automne, les trois opérateurs avaient proposé 17 milliards d’euros pour environ 80 % des actifs de SFR. Désormais, le montant évoqué tournerait autour de 20 milliards d’euros, sans qu’aucune offre ferme n’ait encore été déposée. Le schéma de partage des activités resterait inchangé à ce stade, même si la répartition de l’effort financier supplémentaire entre Bouygues, Orange et Free n’est pas encore arrêtée.
En réaction à cette information de presse, les trois groupes ont tenu à clarifier leur position dans un communiqué commun publié ce 22 janvier. Ils y confirment explicitement que « le consortium composé des trois opérateurs Bouygues Telecom, Free-Groupe iliad et Orange, confirme l’existence de discussions avec le Groupe Altice en vue de l’acquisition potentielle d’une grande partie des activités de télécommunications du groupe Altice en France ».
Ils précisent également que « des travaux de due diligences ont été engagés depuis début janvier 2026 », tout en rappelant qu’à ce stade, « les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l’objet d’aucun accord à date ».
Le consortium insiste enfin sur l’incertitude qui entoure encore l’opération : « Il n’y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord », lequel devra de toute façon être validé par les instances de gouvernance des groupes concernés et rester soumis aux autorisations réglementaires usuelles. Les opérateurs indiquent qu’« une communication au marché sera faite le moment venu sur l’évolution du projet conformément aux exigences réglementaires applicables ».
En parallèle, Patrick Drahi poursuit la cession d’actifs non stratégiques, notamment XP Fibre, afin de renforcer sa position financière et mettre la pression sur ses interlocuteurs. Si le calendrier évoqué vise une offre engageante d’ici fin mars, le rachat de SFR reste néanmoins suspendu à de lourds arbitrages industriels et à un examen approfondi de l’Autorité de la concurrence, qui pourrait s’étaler sur au moins un an.
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