Free Mobile : ils disent oui à l’antenne de l’opérateur et au progrès, mais plus loin

Free Mobile : ils disent oui à l’antenne de l’opérateur et au progrès, mais plus loin

Les riverains l’affirment, ils comprennent parfaitement la nécessité de nouvelles antennes pour en finir avec les zones blanches, mais réclament que leur voix soit entendue et surtout prise en compte.

Rendez-vous au lieu-dit Brody, à Illiat, dans l’Ain. Une poignée de riverains s’opposent à l’implantation d’un pylône de 48 mètres de haut sur une parcelle de terrain privé. L’installation doit accueillir une antenne Free et permettre d’améliorer la couverture de l’opérateur dans la zone. Ils ne sont que quatre foyers, mais espèrent bien se faire entendre.

Comme bien souvent, c’est oui à l’antenne, mais plus loin. “Nous ne sommes pas contre l’installation d’une antenne. Ce que nous contestons et à quoi nous nous opposons, c’est qu’elle soit ici”, indique en effet le collectif. L’un des riverains explique d’ailleurs : “Nous ne sommes pas opposés au progrès, on sait bien qu’il faut en finir avec les zones blanches, mais nous pensons qu’il existe de meilleurs emplacements. La commune est grande, et l’on peut sûrement trouver un endroit plus éloigné des habitations pour préserver la santé des gens”.

Les riverains affichent en effet leurs inquiétudes concernant “les risques sanitaires liés à un équipement d’une telle dimension, sa puissance et donc ses émissions, à une courte distance de (leurs) lieux de vie”. Un vrai problème aux yeux d’une famille ayant acheté sa maison début 2020 et ayant réalisé 6 mois de travaux. “Je voulais un cadre de vie de qualité pour mes enfants et moi. Là, je risque de me retrouver avec une antenne juste en face de mes fenêtres, à 150 m de ma maison”, indique le père. Et d’ajouter : “J’ai tout investi dans cette maison. Avec l’antenne, c’est aussi sa valeur qui va être touchée”. Il était au courant d’une antenne, mais pas aussi près de chez lui.

Mais les opposants déplorent également “le manque d’information et l’absence totale de concertation autour de la localisation de cette antenne”. Ils auraient voulu en être, lors de l’étude du projet de l’opérateur.

Qu’en dit le maire ?

Une réunion organisée le 30 septembre avec le maire et l’opérateur afin de trouver une alternative leur avait donné une lueur d’espoir. “Cela semblait encore possible, mais dès le lendemain, Free indiquait que le dossier était bouclé et que plus rien ne pouvait changer”.

De son côté, le maire Richard Labalme tient à rappeler le contexte et la légalité du projet. “J’ai été élu le 23 mai 2020, dans un contexte inédit qui est celui de la Covid. À peine installé, des dossiers importants ont été mis sur la table, dont celui de cette antenne”. Et d’expliquer : “Les distances, les conditions, tout était stipulé dans le dossier. En tant que maire, je n’avais pas le choix. Je devais signer le projet, car il était légal, et je ne souhaitais pas emmener la municipalité au tribunal administratif”. Il insiste par ailleurs sur le fait que “tout a été fait dans le total respect de la légalité”. Il indique aussi s’être renseigné auprès de Free et que l’ancienne équipe municipale “connaissait la parcelle concernée par l’antenne”.

Afin de trouver un terrain d’entente, une réunion a toutefois été organisée le 22 octobre à la mairie. Les habitants du lieu-dit Brody ont d’ailleurs obtenu le soutien de l’édile dans leurs démarches auprès de la justice administrative pour faire évoluer le projet.

Source : La voix de l’Ain (version papier)