Cédric O réclame plus de transparence sur les algorithmes des réseaux sociaux

Cédric O réclame plus de transparence sur les algorithmes des réseaux sociaux

Cédric O milite pour un meilleur encadrement des réseaux sociaux, avec plus de transparence sur les algorithmes utilisés et des sanctions pour ceux n’allant pas assez loin en matière de modération des contenus.

Course au buzz avec des contenus parfois discutables. Déferlante de fausses informations. Au-delà de la modération par les géants de réseaux sociaux, Cédric O réclame moins d’opacité sur le fonctionnement de ces plates-formes. “L’opacité du fonctionnement de leurs algorithmes et de leur modération est une aberration sociétale et démocratique”, a en effet fustigé le secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques dans une tribune publiée sur Medium.

Ce sont donc les algorithmes, ces mécanismes permettant les recommandations de contenus et la suppression des contenus jugés inappropriés, qui se retrouvent dans le viseur. Des mécanismes qui sont le nerf de la guerre, au même titre que les données collectées, dans le secteur et que les géants gardent évidemment secrets.

Deux axes

Cédric O propose ainsi de s’attaquer aux plates-formes qui n’iraient pas assez loin. “Il est urgent que le législateur puisse assigner des obligations de moyens à ces plates-formes qui leur imposent, sous la menace de sanctions extrêmement dissuasives et sous la supervision du régulateur, de mettre en place des dispositifs de modération à la hauteur de l’enjeu qu’elles représentent pour la société”.

Mais le secrétaire d’État réclame également plus de transparence. Selon lui, “il serait par ailleurs indispensable que toute la transparence soit faite à l’égard de la puissance publique quant aux principes régissant dans le détail les choix faits par leurs algorithmes de modération, qu’il s’agisse d’ailleurs de haine en ligne ou de diffusion de fausses informations”.

Pas question en revanche pour Cédric O de mettre fin à l’anonymat sur Internet. “Une obligation d’identification serait non seulement aisément contournable, mais aussi juridiquement très incertaine”, explique-t-il.

Cédric O s’en remet donc à l’Union pour “jeter les bases d’une véritable supervision des réseaux sociaux en matière de modération”. Une nouvelle législation européenne devrait d’ailleurs être proposée en décembre prochain.

Source : AFP