Le rachat s’enlise et Altice envisage plusieurs ventes pour générer du cash.
Alors que le consortium Bouygues Free Orange espérait faire avancer les négociations grâce à son offre de 17 milliards d’euros pour racheter SFR, le dossier semble aujourd’hui à l’arrêt. L’offre commune des trois opérateurs, jugée sérieuse par plusieurs analystes, n’a pourtant pas convaincu Patrick Drahi, qui l’a immédiatement rejetée.
Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad, a relativisé ce refus lors de la publication des résultats trimestriels : « On s’y attendait. C’est de bonne guerre pour le vendeur d’avoir comme réaction de rejeter la première offre qui lui est faite ». Depuis, c’est le statu quo, mais les mouvements se multiplient en coulisses.
Pour desserrer l’étau des négociations, Altice aurait décidé d’accélérer la vente de certains actifs, à commencer par SFR Business. Ce pôle B to B pèse environ 1,3 milliard d’euros de revenus, avec un Ebitda estimé entre 200 et 250 millions. De longue date convoité, il attire aujourd’hui plusieurs prétendants.
Selon les informations des Échos, cinq offres non engageantes ont été déposées début novembre. Les candidats seraient deux fonds d’investissement, un opérateur télécom européen et deux acteurs déjà présents dans le marché professionnel. Parmi eux, Altitude Infra, qui souhaiterait renforcer sa présence dans la fibre optique. Mais son offre, fondée sur un multiple d’environ 7 fois l’Ebitda, serait significativement inférieure aux autres propositions, situées entre 9 et 11 fois. Interrogé, Altitude Infra n’a pas souhaité commenter.
En parallèle, la division NetCo, qui regroupe une partie du réseau télécom de SFR, suscite aussi des marques d’intérêt. Avec 600 millions d’euros de revenus et un Ebitda de 400 millions, ce périmètre pourrait être valorisé entre 5 et 6 milliards d’euros selon plusieurs experts. Des fonds spécialisés dans les infrastructures, comme KKR, GIP ou Ardian, seraient attentifs au dossier. Les offres formelles se font encore attendre, mais pourraient être déposées d’ici la fin du mois. Altice, de son côté, temporise. « Nous avons des actifs de qualité, avec plusieurs options, mais nous avons le temps devant nous », indique Arthur Dreyfuss, PDG d’Altice France.
Pour Altice, ne pas se limiter au trio Bouygues Free Orange peut sembler avantageux. Mais la stratégie de cessions successives comporte un revers. Un banquier spécialisé rappelle qu’il est facile de vendre en premier les actifs les plus rentables, au risque de se retrouver ensuite avec des éléments moins valorisables, ce qui réduit la valeur globale de l’ensemble.
S’ajoutent les conséquences internes. Les salariés de SFR ont déjà traversé trois années d’incertitudes financières. Une vente par appartements pourrait prolonger cette instabilité, un facteur qui est cependant rarement pris en compte dans les arbitrages stratégiques.
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