Des riverains refusent la 4G comme la 5G de Free Mobile, dans un quartier vendu comme “vert”

Des riverains refusent la 4G comme la 5G de Free Mobile, dans un quartier vendu comme “vert”

Il va falloir trouver un terrain d’entente. Free veut installer son antenne-relais pour répondre à ses obligations de couverture mobile. Mais des riverains refusent de voir leur quartier pollué, alors que ce dernier leur a été vendu comme vert.

Au Clos du Bocage, lotissement de Sainte-Marie-sur-Mer, dans le département de la Loire-Atlantique, une partie des habitants ne voient pas d’un très bon oeil l’implantation d’une antenne-relais de Free prévue “pour contribuer à la couverture de la commune en 3G et 4G et prochainement en 5G”. L’installation se traduira par un pylône de 36 mètres de haut et une emprise au sol de 150 mètres carrés.

Du grand classique : exposition aux ondes, pollution visuelle et dévaluation immobilière

Côté arguments, les opposants évoquent classiquement l’exposition aux ondes et l’aspect esthétique. “Ce qui nous inquiète, c’est la pollution visuelle et évidemment la pollution due aux ondes” indique en effet un riverain. “D’autant plus, que ce quartier nous a été vendu comme un quartier vert”, ajoute-t-il. Tout aussi classique : l’impact sur la valeur de l’immobilier. “Cette maison a été achetée 575 000 euros par exemple. Combien vaudra-t-elle après ?”, s’interroge ce même riverain.

Les opposants comptent en tout cas faire entendre leur voix, avec l’ouverture d’une page Facebook dédiée et le lancement d’une pétition. Ils comptent également sur un recours gracieux auprès de la justice administrative.

Le maire a bien essayé, mais…

Jean-Michel Brard, mairie de Pornic, commune dont dépend Sainte-Marie-sur-Mer, avait dit non au motif que l’antenne ne collait pas au plan local d’urbanisme et obligeait ainsi à modifier ce dernier. 

Notant que son installation ne demandait aucun renforcement du réseau électrique local et nécessitait ainsi de “simples travaux de raccordement”, mais surtout qu’il a des impératifs et des attentes en matière de couverture du territoire, Free s’était alors tourné vers la justice administrative et avait obtenu gain de cause. Le tribunal administratif de Nantes avait demandé, début septembre, à la ville de Pornic de se pencher à nouveau sur la demande de l’opérateur. Il avait en outre condamné la commune à verser 1 000 euros à Free au titre de frais de justice

Source : Le Courrier du Pays de Retz