Recyclage des smartphones : Orange compte mettre le pied sur l’accélérateur pour accompagner l’arrivée de la 5G

Recyclage des smartphones : Orange compte mettre le pied sur l’accélérateur pour accompagner l’arrivée de la 5G

Orange compte profiter de l’arrivée de la 5G pour accélérer le processus de recyclage des smartphones. Selon Stéphane Richard, c’est d’ailleurs l’un des moyens dont dispose l’opérateur historique face à l’obsolescence programmée.

Pour profiter de la 5G, dont les premières offres commerciales sont attendues en fin d’année en France, après une phase d’enchères devant débuter le 29 septembre, il faudra bien évidemment disposer d’un appareil compatible. Pour les utilisateurs, cela sous-entend un renouvèlement de leurs smartphones. Mais cela signifie aussi le recyclage des anciens terminaux, comme ne manquent pas de le souligner les plus réticents face à cette nouvelle technologie. Sur ce point, Stéphane Richard rappelle l’engagement de l’opérateur historique.

Invité samedi dernier à l’antenne de France Inter, le PDG d’Orange a indiqué un objectif. “Si idéalement on pouvait recycler au moins un terminal sur deux voire trois terminaux sur quatre au moment du changement sur la 5G, le bilan serait évidemment nettement amélioré”. Pour Stéphane Richard, le passage à la nouvelle technologie sera l’occasion de mettre le pied sur l’accélérateur en matière de recyclage. “Nous comptons utiliser l’arrivée de la 5G, qui va entraîner un certain renouvellement des terminaux, progressif, pour augmenter très fortement l’ambition en termes de recyclage”, a-t-il en effet déclaré. Le PDG d’Orange rappelle d’ailleurs l’installation de points de recyclage sur l’ensemble des 600 boutiques du groupe. “Est-ce qu’il y a de l’obsolescence programmée ? On le sait tous très bien”, a-t-il également indiqué, en expliquant que le recyclage est l’un des moyens à disposition de l’opérateur pour s’y attaquer.

L’Arcep ne compte pas rester les bras croisés

De son côté, l’Arcep attend le secteur des télécoms au tournant. Son président Sébastien Soriano a rappelé, également sur France Inter, qu’“aujourd’hui, à peu près 80 % de l’empreinte environnementale du numérique, selon un récent rapport du Sénat, est dans les terminaux”. Le gendarme des télécoms se dit toutefois “démuni”. “Nous n’avons pas d’instrument qui nous permet de réguler, de poser les garde-fous, les contraintes, de faire en sorte qu’il y ait une maîtrise environnementale dans la 5G”, a-t-il expliqué.

Et d’expliquer que “la priorité des priorités, c’est de mieux encadrer la manière dont les smartphones sont fournis aux clients, la manière dont on les pousse à renouveler leurs smartphones, que ce soit par des pratiques commerciales qui donnent des rabais ou que ce soit par obsolescence logicielle”.

Source : France Inter