L’Etat oblige Bouygues Telecom à retirer 3000 antennes Huawei en zones très denses

L’Etat oblige Bouygues Telecom à retirer 3000 antennes Huawei en zones très denses

A la demande du gouvernement, Bouygues Telecom doit retirer 3000 antennes du fabricant chinois Huawei dans les zones très denses. Sécurité oblige.

Les équipements Huawei font toujours débat en France. Lors d’une conférence téléphonique, le président de Bouygues Telecom Olivier Roussat a annoncé que l’opérateur n’aura “plus aucune antenne Huawei dans les zones très denses” d’ici à 2028. L’Etat demande cependant à ce que 3000 antennes déjà installées dans ces zones soient démontées.

Une opération importante sur le réseau de Bouygues Telecom, qui compte environ 21 500 antennes sur l’ensemble du territoire Français. “C’est un démontage qui va se traiter sur une période de huit ans“, a expliqué son président en marge de la présentation des résultats semestriels de l’opérateur. Ce délai est cependant jugé “assez raisonnable en terme d’impact financier dans nos résultats opérationnels” par M. Roussat. Ce qui n’empêche pas l’opérateur de négocier une compensation financière, d’autant plus qu’aucune antenne fabriquée par l’équipementier chinois ne pourra venir remplacer celles démontées.

Huawei autorisé au compte-gouttes pour la 5G, avec des délais variables

L’équipementier chinois fait polémique, avec pour cause des soupçons d’espionnage et l’Etat Français, aborde la question de l’utilisation de ses équipements avec prudence. Bouygues a déjà reçu, comme d’autres opérateurs, des autorisations pour utiliser Huawei dans le cadre du déploiement de la 5G, avec certaines limites. Par exemple, l’opérateur explique qu’aucune antenne Huawei n’est autorisée à Strasbourg, Brest, Toulouse et à Rennes pour la 5G. Ces villes contenant des installations stratégiques pour la France.

Des autorisations dans d’autres zones très denses ont été délivrées, avec des délais variables. Dans 4 villes non nommées par l’opérateur, il lui sera possible d’utiliser Huawei jusqu’en 2023. Neuf autres voient le délai porté à 2025, tandis que sur le reste de la zone très dense, les antennes Huawei sont autorisées jusqu’en 2028. Bouygues Telecom n’utilise pas ces équipements à Paris.

En dehors des zones très denses, “a priori l’Etat français n’a pas de contre-indication dans l’usage des équipements Huawei” pour la 5G, a précisé M. Roussat.

Source : Capital