Le fisc français réclame plus de 100 millions d’euros d’impôts à Facebook

Le fisc français réclame plus de 100 millions d’euros d’impôts à Facebook

L’administration fiscale française ne laisse rien au hasard. Après Google et Apple qui se sont fait remonter les bretelles en 2019, c’est au tour de Facebook France de subir un redressement fiscal. 

Le fisc français a demandé à la branche française du plus gros réseau social du monde de régler une somme de 104 millions d’euros d’impôts pour les exercices datant d’avant 2018 non déclarés à l’administration fiscale de l’hexagone dont 22 millions d’euros de pénalités. Cette affaire court depuis 2012, après une perquisition d’envergure menée par Bercy dans les bureaux français du réseau social ainsi que dans ceux de l’ensemble des GAFA dans le but d’épingler ces entreprises ne déclarant pas leur chiffre d’affaire réalisé sur le territoire français. Facebook accuse le coup et voit son résultat de l’année 2019 tomber en flèche jusqu’à atteindre une perte de 88 millions. 

En 2020, le réseau social souhaiterait se racheter une bonne conscience auprès du fisc français “Facebook va payer de plus en plus d’impôts en France. Et c’est normal”, a récemment déclaré le patron de la filiale française Laurent Solly dans le Parisien. L’année dernière, Facebook à vu le montant de ses impôts français multiplié par 4.5 afin d’atteindre une somme “dérisoire” de 8.7 millions d’euros. Quand on sait que Facebook aurait généré environ 1.3 milliards d’euros en 2019 selon Capital, le réseau social de Mark zuckerberg aurait dû payer un impôts sur les bénéfices s’approchant plus des 150 millions d’euros.