L’Anses est attendue à propos d’un rapport concernant les risques sanitaires liés à la 5G. Elle préfère l’annoncer d’emblée : il n’y aura pas de réponse facile à interpréter, pas de réponse totalement tranchée. La science ne permet pas de démontrer l’absence totale de risques.
L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) doit produire un rapport au premier trimestre 2021 à propos des risques sanitaires liés à la 5G, dont le lancement doit intervenir d’ici la fin de l’année. Des conclusions très attendues par certains maires écologistes réclamant un moratoire en l’absence de données sur ces risques. Ce mercredi 1er juillet, une table ronde s’est d’ailleurs tenue au Sénat, afin d’aborder la question. Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques à l’Anses, a joué la carte de la transparence concernant ce rapport.
Si les pouvoirs publics voudraient “la réponse la plus facile à interpréter” pour “savoir comment déployer ou pas”, il a indiqué être obligé de décevoir. “On ne pas démontrer qu’il n’y a pas de risques”, a-t-il lâché, insistant sur le fait que ça n’est “pas possible”, “on ne pourra jamais démontrer qu’il n’y a pas de risques liés à une technologie”. Même si c’est inconfortable, la science ne peut pas donner de réponse totalement tranchée, aussi bien concernant l’absence de risque ou la présence d’un risque avéré. Il s’agira de faire “au mieux”.
Olivier Merckel nuance en rappelant que “tous les travaux menés jusqu’à présent par l’Anses ne mettent pas en évidence de risques avérés liés à l’exposition notamment aux antennes-relais de téléphonie mobile (2G, 3G, 4G)”. Il rappelle également que de par sa proximité avec le corps le téléphone mobile expose davantage aux ondes que les antennes-relais. C’est selon lui “la source la plus préoccupante à partir du moment où on s’intéresse, on se questionne sur l’exposition”. Le facteur est “de l’ordre de 100 ou 1 000 fois plus élevé pour le téléphone mobile”.
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