StopCovid : le CNNum recommande plusieurs choses, dont un changement de nom pour éviter les “fausses promesses”

StopCovid : le CNNum recommande plusieurs choses, dont un changement de nom pour éviter les “fausses promesses”

Sollicité par le secrétaire d’État chargé du Numérique, le Conseil national du numérique se dit favorable à l’application mobile sur laquelle planche le gouvernement pour aider à enrayer l’épidémie de coronavirus. Il suggère toutefois un changement de nom.

Le gouvernement français planche sur une application mobile StopCovid qu’il souhaiterait disponible pour accompagner le début de déconfinement prévu le 11 mai. Pour rappel, celle-ci utiliserait le Bluetooth pour dresser un historique des rencontres à risques, afin de pouvoir alerter les personnes potentiellement contaminées et de les inviter à effectuer un dépistage.

Le Conseil national du numérique a été saisi le 17 avril dernier par Cédric O, le secrétaire d’État chargé du Numérique, et vient de rendre son avis à propos de ce projet d’application. Il se dit favorable, tout en y allant de ses recommandations.

Oui, mais…

Le Conseil national du numérique recommande notamment un changement de nom et propose AlerteCovid au lieu de StopCovid pour éviter de “porter de fausses promesses”. Il suggère également qu’il n’y ait qu’une seule application pour toute la France et qu’elle soit sous l’autorité du Ministère de la Santé (sachant qu’Orange propose une alternative). Le CNNum note par ailleurs que l’application devra s’accompagner d’“un décret fixant les conditions de sa mise en œuvre, sa durée dans le temps et des garanties sur la protection des données” et qu’il faudra mettre sur pied “un comité de pilotage, avec des parlementaires, des chercheurs et des citoyens-experts, disposant d’un pouvoir d’arrêt de l’application”.

Le Conseil national du numérique recommande aussi la simplification maximale de l’installation et de l’utilisation, la clarification des procédures en cas de test positif ou de réception d’une notification et une mobilisation des acteurs sur le terrain pour éviter la fracture numérique face à un tel sujet (accompagnement, participation à l’équipement). Le CNNum met également le doigt sur l’importance de la communication, avec l’organisation de “séances de questions-réponses entre les citoyens et les responsables politiques”, de la transparence avec la publication du code source et de la création d’un engagement avec l’affichage des statistiques et des consignes sanitaires.

Est enfin rappelée que l’application peut avoir une utilité, mais qu’elle restera un “élément d’une stratégie plus globale”. Le secrétaire d’État chargé du Numérique le disait lui-même : “Ce ne sera pas magique.