5G : Free se dit favorable à une mutualisation des réseaux et veut avoir la possibilité de travailler avec Huawei

5G : Free se dit favorable à une mutualisation des réseaux et veut avoir la possibilité de travailler avec Huawei

A l’heure où le déploiement de la 5G est sur toutes les lèvres, mutualiser les réseaux en France apparaît comme une option évidente pour les opérateurs. Après Orange, Free se dit également ouvert à cette possibilité.

Pour avoir la vraie 5G, avec une couverture équivalente à celle de la 4G, il va falloir installer beaucoup plus de pylônes sur tout le territoire . En zone rurale, ce nombre devra être multiplié par trois. Après l’attribution des fréquences en avril où ils débourseront au minimum 2,17 milliards d’euros, les opérateurs vont devoir investir dans les prochaines années des sommes colossales dans le déploiement de la 5ème génération de téléphonie mobile. A la question de savoir si Free a les moyens de déployer en solo cette technologie ou songe plutôt à mutualiser ses réseaux par exemple avec Orange, Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad répond aujourd’hui dans les lignes des Echos : ” Nous sommes engagés dans un cycle d’investissements sans précédent avec la 5G et la fibre. Iliad a les moyens de ses ambitions. Cependant mutualiser certaines infrastructures ferait beaucoup de sens et permettrait de rediriger des dépenses de génie civil vers des investissements à enjeux comme la souveraineté numérique. La mutualisation permet aussi de limiter l’impact environnemental des opérateurs”.

La question d’une “mutualisation poussée se pose” également sur la 5G pour Orange. Ecartant la possibilité d’un seul réseau national, le PDG d’Orange, Stéphane Richard, a annoncé la semaine dernière, réfléchir avec ses rivaux à un partage des infrastructures mobiles 5G en France. “Ce n’est pas un hasard si des accords de ce genre se multiplient entre opérateurs dans le monde. En France, certains de nos concurrents [SFR et Bouygues, NDLR] partagent déjà largement leurs réseaux”, a également rappelé le PDG.

De son côté, le président du gendarme des télécoms s’est dit récemment dit “à l’écoute” concernant les propositions de mutualisation qui seraient formulées par les opérateurs. Si “la mutualisation a nécessairement une limite”elle peut être une manière de combiner le meilleur des mondes, à savoir une concurrence intense et des synergies dans les déploiements, afin d’éviter des coûts trop élevés” a fait savoir Sébastien Soriano. 

Huawei : Free attend plus de clarté et veut avoir la possibilité de travailler avec le géant chinois

Bien qu’il soit l’équipementier le plus performant au monde, Huawei n’a pas été choisi par Free, ni Orange. Les deux opérateurs ont rempilé avec leurs partenaires historiques (Nokia, Ericsson). “Nous avons fait de longue date un choix européen, mais nous devons conserver la flexibilité de travailler avec l’ensemble des équipementiers”, réagit Thomas Reynaud. L’opérateur regrette à ce propos le manque de clarté des autorités publiques concernant Huawei. Tout comme ses rivaux, l’opérateur de Xavier Niel demande “une clarification avec les mêmes règles pour chacun des quatre opérateurs. C’est une question de concurrence équitable et de visibilité pour nos investissements”. Les opérateurs devraient être fixés ce mois-ci où sont attendues les premières autorisations ou refus.