Orange annonce l’usage d’un câble fibre optique sous-marin pour détecter les activités sismo-volcaniques

Orange annonce l’usage d’un câble fibre optique sous-marin pour détecter les activités sismo-volcaniques

Les scientifiques veulent mieux comprendre l’activité sismo-volcanique de la région de Mayotte. Grâce à la signature d’une convention, ils vont pouvoir s’appuyer sur les vibrations enregistrées sur un câble fibre optique sous-marin.

Précédemment, des chercheurs évoquaient la possibilité d’utiliser les câbles fibre optique sous-marins pour la détection des activités sismiques. Cette possibilité repose sur le fait que le signal lumineux est modifié lorsque le câble est bougé et déformé, que ce soit à cause des courants marins ou de la formation d’une faille géologique. Dans le cas d’une modification significative du signal, cela suggère un mouvement et potentiellement une secousse sismique. 

Voici justement un exemple concret de cette possibilité. Mesurant 400 kilomètres, reliant Moroni (Grande Comore) et Mamoudzou (Mayotte) et en service depuis le 10 octobre 2019, le câble sous-marin FLY-LION3 va être mis à profit pour la détection des activités sismiques dans la zone de Mayotte. Orange et les membres du consortium FLY-LION3 (regroupant Comores Câbles et la Société Réunionnaise du Radiotéléphone) ont annoncé “la signature d’une convention avec l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) pour mettre à disposition du Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte de l’IPGP une paires de fibres optiques, afin d’expérimenter une nouvelle technique d’écoute des mouvements sismiques de la région”

Concrètement, les scientifiques pourront réaliser des mesures de vibrations le long du câble, “depuis Kaweni sur une distance d’environ 50 km en direction du sud-est de Mayotte”, afin de mieux comprendre l’activité sismo-volcanique de la région de Mayotte. “Cette expérimentation grandeur nature va permettre de tester de nouveaux types d’instruments de mesure”, est-il indiqué. De nouveaux d’outils sont en effet nécessaires dans cette région de l’océan Indien où l’analyse et le suivi dans le temps sont limités par la faible densité des mesures à terre.