La police et la gendarmerie vont désormais utiliser les réseaux 4G des opérateurs avec un accès prioritaire à celui d’Orange

La police et la gendarmerie vont désormais utiliser les réseaux 4G des opérateurs avec un accès prioritaire à celui d’Orange

Des smartphones robustes de Crosscall connectés au réseau d’Orange avec préemption en cas de saturation lors d’un événement sportif par exemple, les forces de l’ordre se mettent à la page technologiquement.

Il y a quelques années, c’est un consortium formé par Orange et Sony qui avait remporté l’appel d’offres pour équiper en smartphones les forces de l’ordre. Au tour cette fois-ci d’un duo composé de l’opérateur historique et du fabricant français Crosscall.

Prévus durant le premier trimestre 2022, les 200 000 smartphones ont bien été livrés à la gendarmerie et la police nationale. Symbole de cette transformation numérique, ces derniers vont ranger prochainement au placard leurs radios UHF et Sony Xperia pour des mobiles Crosscall CoxX4 et tablettes tournant sous des versions très sécurisées d’Android. De quoi leur permettre d’utiliser Tchap, le Whatsapp des forces de l’ordre mais aussi de profiter de la géolocalisation en temps réel, de partager des documents plus lourds (photos, vidéos) ou encore d’effectuer des visioconférences.

Cette nouvelle ère est surtout marquée par une autre évolution majeure, la police et la gendarmerie se connecteront dorénavant aux réseaux mobiles 3G et 4G des opérateurs, un bond technologique nécessaire puisque le réseau radio numérique chiffré utilisé ne permet que du bas débit. Il s’agit de l’INPT, soit le réseau de radiocommunications national (interopérabilité) pour la Police française, les brigades de sapeurs-pompiers, les services d’urgences, les douanes, les forces armées présentes sur le territoire national, la gendarmerie mobile, les autorités préfectorales et l’administration pénitentiaire pour le transfert de prisonniers.

Très bientôt, les forces de l’ordre profiteront pendant 4 ans d’un accès prioritaire au réseau 3G et 4G d’Orange allant “jusqu’à une préemption du réseau en cas de saturation”, fait savoir la Police Nationale. « Les forces de l’ordre bénéficieront aussi de la priorité sur la bande passante pour l’envoi de fichiers comme s’ils avaient un badge de télépéage mais pour de la 4G », explique pour sa part dans les lignes du Parisien, une source proche du projet.

Les réseaux de Bouygues Telecom, SFR et Free feront office de roue de secours en mode « itinérance » sans accès prioritaire cette fois. Les cartes SIM sont quant à elles développées par Thales/Gemalto. Celles-ci permettront de débloquer l’accès prioritaire. Orange s’occupera de l’intégration des logiciels métiers et des outils de sécurité.