L’Arcep réfléchit à l’utilisation d’une nouvelle fréquence pour booster le débit et la couverture des réseaux mobiles

L’Arcep réfléchit à l’utilisation d’une nouvelle fréquence pour booster le débit et la couverture des réseaux mobiles

La police des télécoms prépare le futur des réseaux en lançant une consultation sur la question des bande de fréquences, et leurs utilisations futures.

“Attentes de connectivité des utilisateurs, croissance et évolution des usages numériques, mutations technologiques et besoins en fréquences, nouveaux acteurs, attentes sociétales et exigence environnementale… tels sont les enjeux auxquels est confronté le secteur des réseaux mobiles.” A l’heure où la 4G se généralise, appuyée par une 5G déployée partout en France, l’Arcep réfléchit au futur des réseaux mobiles français, mais aussi à leur régulation. Pour ce faire, le régulateur lance une consultation publique ouverte jusqu’au 23 septembre 2022 à destination des opérateurs, équipementiers, mais aussi associations, collectivités, entreprises, universitaires ou citoyens.

Quatre volets sont  ainsi proposés aux contributeurs. Le premier concerne les usages du futur des réseaux en mettant l’accent sur la 5G  et des fréquences ou technologies attendues pour répondre aux attentes de couverture. Il s’agit aussi de son sur les changements  d’architecture de réseau à anticiper. Sur cette entrée, la fréquence 1,4 GHz intégralement harmonisée au niveau européen revient dans de nombreuses questions.

Uniquement disponible en mode SDL, soit appairée avec une autre bande utilisable en sens montant, la fréquence 1,4 GHz pourrait permettre “une augmentation du débit mobile en zone rurale ou en zone urbaine, mais aussi pour la 4G/5G fixe, elle permet aussi une extension ou une amélioration de la couverture  en 4G/5G”, explique l’Arcep. “Dans cette bande, 90 MHz seraient donc attribuables au service mobile. Ils sont constitués d’une bande cœur de 40 MHz disponible en métropole depuis le 1er janvier 2022, de deux bandes d’extension de 25 MHz chacune située respectivement en haut de la bande cœur, dont la première serait disponible le 1er janvier 2023 et la seconde, sur la majeure partie du territoire métropolitain, le 1er janvier 2024”, précise-t-il par ailleurs.

D’autres volets de la consultations concernent les besoins spécifiques de connectivité des entreprises et industries, mais aussi les attentes sociétales et environnementales. Les contributions reçues serviront à nourrir les travaux de l’Arcep sur la gestion du spectre à court, moyen et long terme, ainsi que sur la définition des modalités d’attribution des fréquences qui sont ou seraient disponibles.