Sécurité : Vers un numéro d’urgence dédié aux cyberattaques

Sécurité : Vers un numéro d’urgence dédié aux cyberattaques

Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif permettant à chaque citoyen, entreprise ou administration de signaler une menace, 24h sur 24.

Face à la recrudescence des menaces et l’inventivité des pirates, un service pour aider les victimes à réagir sera mis en place. Lors de son déplacement à Nice, le Président de la République a annoncé de nombreuses mesures pour améliorer les capacités de l’Etat en matière de sécurité. Parmi ces dernières, 1500 “cyberdéfenseurs” seront recrutés et un “17 Cyber” est prévu.

Une annonce contextualisée le lendemain par le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, expliquant face aux députés que “une entreprise sur deux, y compris les PME a été victime d’une attaque cyber dans l’année. Et une personne sur deux a connu une tentative de phishing, une escroquerie à l’identité ou à la carte bancaire. Ce sera le cas de quasiment tous les citoyens dans les cinq prochaines années“. D’où la nécessité donc de créer un service d’urgence lié à ces attaques particulières avec un numéro semblable au 112.

Le service se veut ouvert à tous, tant particuliers qu’entreprises ou administrations, avec une volonté de proposer un appel plutôt que de devoir utiliser un ordinateur qui pourrait être infecté. En complément, une plateforme en ligne pourrait être mise en place. Plus concrètement, la ligne serait disponible “24h/24 et 7 jours sur 7” et mettrait en relation la personne ayant composé le numéro avec des experts issus de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) ou du ministère de l’Intérieur.

Les tâches seraient variées, allant de simplement rassurer le fait d’être la cible d’une arnaque par phishing (hameçonnage par mail) à accompagner “immédiatement“une entreprise ciblée par un rançongiciel. Le “17 cyber” proposerait également une assistance judiciaire pour les victimes, en accompagnant “la prise de plainte ou les actions de premier niveau pour garantir la préservation de la preuve“. Si certains éléments sont encore inconnus, comme notamment le numéro attribué, le cadre du système doit être présenté en Conseil des ministres en mars prochain.

Source : Le Figaro