Trois candidats présélectionnés pour remplacer Stéphane Richard à la tête d’Orange

Trois candidats présélectionnés pour remplacer Stéphane Richard à la tête d’Orange

Le conseil d’administration d’Orange a réduit la liste des candidats à la direction de l’opérateur à trois noms, dont deux personnes participant déjà à son développement.

Qui viendra prendre la place de Stéphane Richard ? Suite à sa condamnation dans l’affaire Bernard Tapie, l’actuel PDG d’Orange a annoncé son départ au plus tard le 31 janvier prochain et le processus de succession est enclenché. Trois administrateurs de l’opérateur historique ont ainsi formé un comité et retenu trois prétendants au poste de Directeur Général selon les informations de Libération.

L’un d’entre eux vient directement des rangs de l’opérateur historique, puisqu’il s’agit du numéro 2 d’Orange : Ramon Fernandez, 54 ans et actuel directeur général délégué chargé des finances, ayant déjà occupé le poste de patron du trésor en tant que haut fonctionnaire. Une deuxième hypothèse penche vers une membre de conseil d’administration de l’opérateur historique, avec Christel Heydemann, 47 ans. Cette polytechnicienne a déjà fait une partie de sa carrière chez l’équipementier Alcatel et est actuellement présidente de Schneider Electric France depuis 2017. Enfin, une troisième personne est envisagée à la tête de l’opérateur, avec Frank Boulben. Actuel chief revenue officer chez le géant Verizon, ce français a déjà travaillé chez SFR, Orange, mais aussi Blackberry et Vodafone.

Une présélection loin d’être acquise

Cependant, outre le conseil d’administration, un autre acteur a un droit de regard particulier sur le successeur de Stéphane Richard : le gouvernement Français. L’enthousiasme autour de cette liste est assez modéré, les deux premiers candidats étant jugés trop proches de l’ancien PDG au bilan solide mais sans grand coup d’éclat à l’heure où l’opérateur doit évoluer et se réinventer. Quant à l’outsider, il pourrait séduire les pouvoirs publics grâce à son regard extérieur, mais le doute réside quant à ses capacités à supporter la charge d’être à la tête d’une entreprise si particulière : ancien monopole public, rapport politique avec les collectivités locales, sans compter sa présence à travers le globe et notamment en Afrique.

Si les candidats seront en effet “entendus sur leurs projets d’entreprise par les plus hautes personnalités politiques“, affirme une source gouvernementale, “l’Elysée semble déçu du casting“. D’autres candidatures sont toujours envisagées du côté du gouvernement, avec notamment le patron de Bpifrance Nicolas Dufourcq et surtout Delphine Ernotte présidente de France Télévisions. Si l’ex-dirigeante d’Orange France coche beaucoup de cases, le doute reste quant au fait de quitter France Télévisions en cette période électorale. “A trois mois de la présidentielle ? Impossible. Ce serait vu comme un geste politique” affirme la source de nos confrères.

Rappelons que le dossier est d’autant plus complexe que les fonctions de président du conseil d’administration (PCA) et de directeur général (DG) seront désormais dissociées. Si ces candidats occuperont le poste de DG, il faudra ensuite trouver quelqu’un pour superviser en président le conseil d’administration de l’opérateur.