Free Mobile : un collectif dit non à l’hyperconnexion, et refuse catégoriquement l’antenne de l’opérateur

Free Mobile : un collectif dit non à l’hyperconnexion, et refuse catégoriquement l’antenne de l’opérateur

Des habitants rejettent en bloc un projet d’antenne Free Mobile. Ils veulent préserver leur cadre de vie, se satisfaisant du minimum et considérant ne pas être en zone blanche.

“Si une personne veut être super connectée, elle ne vient pas ici. On a le minimum et ça nous suffit”, lance Céline Nael, habitante du hameau des Beaumes. Elle fait partie de la trentaine de personnes de la vallée de Champoléon, commune des Hautes-Alpes, venues manifester le mardi 23 novembre en marge d’un conseil municipal au cours duquel devait être discuté le projet d’implanter un pylône de 15 mètres pour Free Mobile. “L’antenne-relais, on n’en veut pas. Il n’y a plus de zones blanches”, assure-t-elle.

Le groupe d’opposants reproche aussi le lieu d’implantation envisagé, à savoir au niveau du parking entre le hameau des Borels et celui des Fermonds, rappelant que la vallée de Champoléon est classée “site remarquable”. Il déplore par ailleurs des discussions dont ils ont été écartés : “on aurait aimé que les habitants soient plus impliqués dès le début, avant même cet accord de principe”. Les riverains balaient aussi d’un revers de la main l’idée de faciliter les secours en montagne, qui fait, selon eux, partie des “faux arguments”.

S’ils sont conscients de leur pouvoir d’action limité et n’ont pas pu échanger avec les élus ce jour-là, ils veulent malgré cela que leur voix soit entendue. “Il y a peu de chances que le projet soit rejeté, mais on veut montrer qu’il y a débat et qu’on est particulièrement conscient de ce que ça implique pour les vallées agricoles”, explique Michèle Bernier, habitante des Gondoins, tout en indiquant vouloir “montrer qu’il y aura des conséquences sur le paysage, mais aussi l’élevage dans les prés où les bêtes vont manger”. Et de résumer que “les gens sont déterminés à ne pas voir cette antenne implantée”.

Source : Le Dauphiné Libéré