Antennes-relais : un maire donne du fil à retordre à Free et Orange, il ne veut pas d’un déploiement anarchique

Antennes-relais : un maire donne du fil à retordre à Free et Orange, il ne veut pas d’un déploiement anarchique

Un maire veut amener tous les opérateurs, sans exception, à la table des négociations. L’édile veut en effet garder la main sur le déploiement des antennes de téléphonie mobile sur sa commune.

“On peut aboutir à une bonne couverture, en faisant les choses différemment“, affirme Fabrice Chabot, maire de la commune de L’Île-d’Olonne, dans le département de la Vendée. L’édile milite pour un déploiement des antennes-relais, mais pas sans concertation avec les élus. “Je ne sacrifierai pas notre environnement sur l’autel du bénéfice. On a besoin d’une bonne couverture, mais pas à n’importe quel prix”, assure-t-il.

“Ils sont venus nous voir et ça a conduit à la création d’un comité qui réunit des élus, des commerçants, des parents d’élèves, des professionnels”, explique Fabrice Chabot en allusion à Bouygues Telecom et SFR . “L’idée est que l’ont soit d’accord sur l’emplacement, la hauteur, et même le coloris”, poursuit-il. “Le but est de créer une charte. Free et Orange n’ont pas voulu y participer. Pourtant, nous avions proposé d’autres lieux pour l’implantation d’antennes”, déplore d’un autre côté Fabrice Chabot.

Cela explique d’ailleurs une bataille judiciaire autour d’un pylône Orange de 30 mètres sur une parcelle au lieu-dit La Gagnerie, projet finalement abandonné. Cela explique par ailleurs trois refus et un affrontement devant les tribunaux pour un pylône Free Mobile de 34,47 mètres au Pré Chetif. Le maire espère venir à bout de cette bataille judiciaire, après avoir été invité à plusieurs reprises à revoir sa copie. Dans un avis du 11 juin 2021, le Conseil d’État a en effet estimé que les antennes-relais étaient des constructions au sens du Code de l’urbanisme et donc soumises à la loi Littoral.

Pour Fabrice Chabot, il ne s’agit pas de nier la nécessité de couverture mobile et l’existence de plusieurs zones blanches sur sa commune, mais d’“empêcher les projets anarchiques des opérateurs”, surtout avec des zones blanches qui ne “sont pas les mêmes selon les opérateurs” (Orange dans le centre-bourg, Free dans les nouvelles zones urbanisées et Bouygues Telecom dans certains villages aux alentours). Selon lui, “on ne peut pas mettre des millions d’euros pour la rénovation du patrimoine et laisser s’implanter des antennes n’importe comment“.

Source : Les Sables Vendée Journal