Des antennes-relais Free Mobile installées “en catimini” inquiètent des vacanciers de retour à la maison

Des antennes-relais Free Mobile installées “en catimini” inquiètent des vacanciers de retour à la maison

Free a apporté une surprise aux habitants d’une commune revenant de vacances et elle n’est pas au goût de tout le monde.

Une douche froide pour des habitants de Talence. En revenant des vacances, certains riverains ont découvert que Free Mobile allait installer six antennes-relais sur un immeuble du quartier Peylanne, dans le but d’améliorer la couverture et d’enrichir son réseau.

Le permis de construire date du 3 août, prévoyant ainsi l’installation de ce tout nouveau site. L’une des habitantes de l’immeuble, Mireille Duseigneur, affirme que dans son quartier ” tout le monde est contre, car elles peuvent être dangereuses pour la santé“.  Rappelons cependant que les derniers rapports de l’Anses ont clarifié que la 5G ne présentait pas de nouveaux risques pour la santé et que les opérateurs sont tenus de respecter des limitations strictes d’émissions d’ondes pour éviter tout risque sanitaire.

Cependant, cela ne suffit pas à Liliane Arnault, habitant en face de la résidence concernée, qui a lancé une pétition :  « Je suis électrosensible, indique-t-elle. J’ai déjà dû mettre un filtre à cause des compteurs Linky. S’il y a des antennes en plus, je déménage! ». La dite pétition a obtenu une cinquantaine de signatures et les riverains ont l’intention de la remettre au maire. Le conseiller municipal à la lutte contre les atteintes au cadre de vie a déjà été rencontré par Liliane Arnault, tandis que Mireille Duseigneur contacte autant de politiques que possibles. Les signataires et habitants entendent également se faire entendre lors d’une réunion publique avec leur bailleur.

Une affaire discrète

En plus des craintes autour des supposés “risques sanitaires”, les riverains se plaignent de ne pas avoir été prévenus. « Le panneau est dans un endroit très discret, peu de gens y passent », témoigne Mireille Duseigneur. « Ça s’est fait en catimini, pendant que tout le monde était en vacances »,  ajoute sa voisine.

Le maire cependant explique que la procédure est toute à fait normale : “La loi ne prévoit pas de concertation dans le cadre d’une déclaration d’aménagement“. L’élu affirme n’avoir qu’un pouvoir de négociation, expliquant qu’en cas de refus du permis d’aménager, “l’opérateur risque de nous attaquer“. Exaspéré, il explique que “le problème, c’est que beaucoup de gens veulent la 5G mais personne ne veut des antennes“.

D’après la pétition qui veut nuancer ses propos, « c’est la prolifération d’antennes-relais, génératrice d’une augmentation mécanique des risques, que nous dénonçons spécialement ». Le maire pour sa part a contacté Free, pour savoir “non pas si on peut les déplacer mais si on peut les mutualiser ou s’il y a vraiment besoin qu’il y en ait autant.” L’opérateur affirme que le besoin est réel puisque le “projet concerne trois antennes3G-4G et trois petites antennes 5G“. Il promet également que les antennes seront dissimulées, du moins les plus grandes “avec des fausses cheminées composites“.

Source : Le bassin d’Arcachon (version papier)