Free Mobile au centre d’une bataille entre élus, une maire et trois adjoints démissionnent

Free Mobile au centre d’une bataille entre élus, une maire et trois adjoints démissionnent
Direction la commune de Chantemerle-lès-Grignan dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes où la maire a annoncé mardi soir sa démission ainsi que celle de trois adjoints. La raison, des tensions incessantes avec des conseillers municipaux autour d’une antenne Free Mobile.
C’en est trop pour Fabienne Carmon. Elue maire en 2020 de Chantemerle-lès-Grignan, la maire a jété l’éponge le 6 juillet avec trois adjoints en plein conseil municipal. Une démission de son mandat étroitement liée à un conflit avec plusieurs conseillers municipaux au sujet de l’installation d’une antenne Free Mobile.
Dès le lendemain des élections municipales, trois conseillers ont déposé un recours en justice contre la mairie, pour faire annuler l’installation de l’antenne alors que c’était une décision qui avait été prise dans le mandat précédent et attendue par la majorité des Chantemerlois ! », fait savoir Françoise Carmon dans les lignes du Dauphiné Libéré.

Mais rien ne s’est arrangé depuis, bien au contraire.  « Ils ont créé un collectif anti-antenne puis ils ont continué par d’incessantes actions contre l’équipe en responsabilité. Ils ont convaincu d’autres conseillers, jusqu’à utiliser des moyens illégaux dont l’utilisation frauduleuse du sceau de l’État, entraînant un dépôt de plainte de ma part, garante des institutions de l’État», soutient l’élue. En mars 2021, pas de moins de six conseillers ont d’ailleurs été condamnés à payer une amende de 200 à 300 euros, pour avoir usé du sceau de la mairie dans un courrier adressé à Free.

Si l’antenne de l’opérateur a finalement été installée en avril dernier, ces conseillers municipaux ont empêché le raccordement électrique du site en bloquant la délibération. La maire dénonce aujourd’hui un non-respect de sa charte et une motivation personnelle entravant le bien collectif. Un an après le début de son mandat, l’élue se dit aujourd’hui presque harcelée et dans l’incapacité de gérer la commune dans des conditions saines et humaines. Ne disposant pas de majorité franche pour mener à bien des projets pour ses administrés, elle espère que sa décision permettra un apaisement lors de nouvelles élections.